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Un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant

Alexandre Benalla, équipé d'un casque de policier, aurait agressé un manifestant en marge des rassemblements du 1er-Mai, révèle "Le Monde".

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Affaire Alexandre Benalla : un collaborateur de Macron filmé en train de frapper un manifestant Crédit Image : JULIEN DE ROSA / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Félix Roudaut
et AFP

L'affaire risque de faire grand bruit. Un collaborateur d'Emmanuel Macron, en charge de sa sécurité durant la campagne présidentielle, a été suspendu de ses fonctions pendant deux semaines puis muté à des postes administratifs à l'Élysée après avoir agressé un manifestant à Paris le 1er-Mai, selon un article publié mercredi 18 juillet par Le Monde.

Le quotidien affirme, vidéo à l'appui, qu'"Alexandre Benalla, (...) équipé d'un casque à visière des forces de l'ordre alors qu'il n'est pas policier, s'en est pris à un jeune homme à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris".

"L'homme casqué, visiblement hors de lui, traîne (le jeune homme) au sol, le saisit violemment au cou par-derrière puis le frappe à plusieurs reprises", raconte Le Monde, qui assure que "le directeur de cabinet du président, Patrick Strzoda, a confirmé qu'Alexandre Benalla était bien l'homme de la vidéo".

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Emmanuel Macron a réclamé "des sanctions"

"Le lendemain de la manifestation, j'ai été avisé par un collaborateur qu'Alexandre Benalla avait été reconnu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l'ordre. J'ai vu les vidéos, je l'ai convoqué le jour même, je lui ai demandé si c'était lui", a déclaré Patrick Strzoda au quotidien, en précisant qu'il avait autorisé Alexandre Benalla à participer "en observateur" à une intervention policière le 1er-Mai.

Toujours selon le directeur de cabinet, cité par Le Monde, Alexandre Benalla a reconnu être l'homme mis en cause. Emmanuel Macron a réclamé "des sanctions", et Patrick Strzoda lui a infligé "une simple suspension temporaire, du 4 au 19 mai", le menaçant de licenciement en cas de nouvel écart, indique le quotidien.

"Alexandre Benalla reste pourtant chargé de mission à l'Élysée, quoique désormais affecté à un poste administratif, où il s'occupe de la sécurité d'événements organisés 'à l'intérieur du Palais', comme des rencontres avec des entreprises ou la célébration de la victoire des Bleus au Mondial", conclut l'article. Sollicité, l'Élysée n'avait pas réagi à ces informations mercredi en début de soirée.

Appels à la démission

Plusieurs responsables politiques ont rapidement demandé qu'Alexandre Benalla soit démis de ses fonctions et/ou poursuivi. "Face à cette double faute et cette agression caractérisée et inacceptable, il doit démissionner", a ainsi commenté le sénateur socialiste Rachid Temal sur Twitter.

"Questions : pourquoi les policiers ont laissé faire Alexandre Benalla ? Pourquoi la justice n'a pas été saisie ? Pourquoi Emmanuel Macron s'est contenté d'une mise à pied ? Que fait ce nervi dans la sécurité à l'Élysée ?" a interrogé le député La France Insoumise Éric Coquerel. "On attend des réponses de Gérard Collomb et Emmanuel Macron", a-t-il ajouté, demandant que "la justice soit saisie pour coups et violences et usurpation de fonction de policier".

Génération.s, le parti fondé par l'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a dénoncé, toujours sur Twitter, "l'impunité au sommet", tandis que le fondateur des Patriotes Florian Philippot jugeait "incroyable que ce type soit encore au service du président de la République ! Macron tolère donc cela ?"

Ouverture d'une enquête préliminaire

Le parquet de Paris a annoncé jeudi 19 juillet l'ouverture d'une enquête préliminaire, notamment pour "violences par personne chargée d'une mission de service public" et "usurpation de fonctions", après la diffusion des images. Cette enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, vise également l'"usurpation de signes réservés à l'autorité publique", a précisé le parquet.

Christophe Castaner, délégué général de La République En Marche et secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, a assuré ce jeudi 19 juillet, que "l'Élysée se tenait totalement à la disposition de la justice". "Personne n'est protégé dans ce pays, quel que soit son statut", a-t-il poursuivi sur CNews. 

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Un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant
Un collaborateur de Macron suspendu après avoir frappé un manifestant
Alexandre Benalla, équipé d'un casque de policier, aurait agressé un manifestant en marge des rassemblements du 1er-Mai, révèle "Le Monde".
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