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IVG : Twitter et Facebook au cœur du combat politique

DÉCRYPTAGE - Les pro-avortements ont décidé de répondre aux manifestations des anti-IVG après l'appel du magazine "Elle". Un spécialiste analyse le phénomène sur les réseaux sociaux.

IVG
IVG Crédit : @Imnotalone
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La rédaction numérique de RTL

Les pro-IVG montent au front et ont choisi Twitter comme champ de bataille. Au lendemain de l'appel lancé par le magazine Elle, le hashtag #IVGmoncorpsmondroit - réponse au slogan "Mon corps, mon choix" des anti-avortement - a fait des émules sur Twitter.

À l'heure actuelle, plus de 12.000 tweets de soutien à l'avortement ont été enregistrés par Topsy. Et les internautes sont de plus en plus nombreux à se prendre en photo avec un message pro-avortement.

Anonymes, journalistes et même personnalités publiques - parmi lesquelles on retrouve Frédérique Bel et Patrick Mennucci - s'affichent en soutien au projet de loi qui supprime la notion de "détresse" dans la loi Veil de 1975 ainsi qu'aux femmes espagnoles, qui voient leur gouvernement durcir sa législation en matière d'avortement.

Pas encore au niveau de la Manif pour tous

Si la mobilisation est forte, elle n'atteint pas, pour le moment, le niveau de ce qu'avait été la Manif pour tous. Selon Guilhem Fouetillou, fondateur de Linkfluence, une société spécialisée dans l'analyse du web social, "la Manif pour tous réalisait un volume de plus de 50.000 tweets au moment des manifestations de mars et de mai". Il est cependant trop tôt pour dire où s'arrêtera le combat des pro-avortement : "On est en début de phase (...). Avant les manifestations, la Manif pour tous tournait seulement à un volume de 3.000 à 5.000 tweets", rappelle-t-il.

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Plusieurs facteurs pourraient permettre à cette mobilisation numérique de se poursuivre : "L'opération lancée par Elle appelle une mise en scène avec les photos de ces gens qui se prennent avec un panneau (...). Et les images sont plus parlantes qu'un simple texte, estime Guilhem Fouetillou. Les personnalités qui se sont mêlées à l'affaire peuvent évidemment amplifier le phénomène, tout comme le relai qu'en font les médias".

La mobilisation numérique progresse

Les pro-IVG se sont d'ailleurs battus sur un autre front : celui du référencement du site ivg.gouv.fr. Najat Vallaud-Belkacem se réjouissait d'ailleurs jeudi matin du succès de l'opération. "Il a été demandé aux internautes de cliquer sur le site après avoir fait une recherche "IVG" et de relayer le site pour lui permettre de remonter en haut de Google", note Guilhem Fouetillou.

Une démarche qui visait à détrôner certains sites se présentant comme informatifs sur l'avortement, et qui en réalité proposaient des informations biaisées, voire décourageaient les femmes souhaitant avoir recours à une IVG.

C'est donc une nouvelle bataille qui s'est engagée via Internet, après celles des pro et des anti-mariage pour tous ou du Printemps arabe. De là à faire de ce média le nouveau terreau de la mobilisation ? "Les gens ont pris conscience de l'impact d'Internet après l'affaire du bijoutier de Nice, car les politiques s'y sont intéressés, estime le fondateur de Linkfluence. Il est facile de suivre une page et de soutenir une cause grâce à Facebook, notamment. C'est une forme de mobilisation qui est moins exigeante".

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