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Visite de Charles III aux États-Unis : que faut-il attendre de son discours au Congrès américain ?

En visite d’État aux États-Unis, Charles III prononce ce mardi un discours devant le Congrès après un accueil solennel à la Maison Blanche. Une prise de parole symbolique, sur fond de crispations entre le Royaume-Uni et les États-Unis autour du conflit en Iran.

Le roi Charles III en septembre 2024

Crédit : ANDY BUCHANAN / AFP

Eléonore Aparicio & AFP

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En voyage d'État de l'autre côté de la Manche depuis lundi, Charles III entre ce mardi 28 avril dans le moment fort de sa visite, avec un accueil solennel à la Maison Blanche puis un discours devant le Congrès, dans un contexte de tensions entre Londres et Washington autour de la guerre en Iran notamment. 

Selon les extraits de son discours fournis par le service de presse de Buckingham, le roi d'Angleterre devrait évoquer les liens historiques qui lient le Royaume-Uni et les États-Unis, deux pays qui "ont toujours su trouver des moyens de se rassembler". Le roi devrait également exprimer dans son discours sa solidarité après la tentative d'assassinat de Donald Trump, samedi 25 avril, lors du dîner de gala des correspondants de presse de la Maison-Blanche. 

Un contexte de tension entre les États-Unis et le Royaume-Uni

Avant de s'adresser aux parlementaires américains, Charles III et la reine Camilla seront formellement accueillis à la Maison Blanche par Donald et Melania Trump avec 21 coups de canon et un passage en revue de troupes. Cette visite officielle est la première depuis celle de la reine Elizabeth II en 2007. 

Donald Trump et Charles III auront ensuite un entretien privé dans le Bureau ovale, tandis que leurs épouses participeront à un événement consacré à l'éducation et à l'intelligence artificielle. Ils reviendront à la Maison Blanche en fin de journée pour un banquet.

À écouter aussi

Ce sera seulement la deuxième fois qu’un souverain britannique s’exprime au Capitole, après l’allocution prononcée par Elizabeth II en 1991. Charles III prendra la parole dans un contexte de tensions au sein de la "relation spéciale" entre Londres et Washington, qu’il devrait néanmoins présenter comme "l’une des plus grandes alliances de l’histoire humaine". Sa prise de parole devrait durer une vingtaine de minutes. 

Bien disposé personnellement à l'égard du roi, un "mec super" selon ses termes, Donald Trump ne ménage en revanche pas ses critiques envers le Premier ministre Keir Starmer en raison des réserves de Londres concernant la guerre en Iran. Le dirigeant travailliste a notamment refusé l'utilisation de bases britanniques lors des premières frappes américaines.

La défense des idéaux démocratiques

Dans ce contexte, Charles III compte rappeler que la défense des idéaux démocratiques est "essentielle pour la liberté et l'égalité" face aux défis internationaux, et rappellera les multiples alliances, comme l'Otan, qui lient les deux pays.Le roi, âgé de 77 ans, reprendra brièvement la parole le soir venu lors du dîner d'Etat, prévu dans une salle de la Maison Blanche plus petite que la vaste salle de bal en construction à laquelle tient tant Donald Trump.

Mercredi, le couple royal doit prendre le chemin de New York pour se rendre au mémorial du 11-Septembre, avant de s'envoler jeudi pour le territoire britannique des Bermudes, dans l'océan Atlantique.

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