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Un ancien directeur du FMI convoqué en vue d'une mise en examen

À la tête du Fonds monétaire international de 2004 à 2007, Rodrigo Rato est accusé de blanchiment, fraude et dissimulation d'actifs dans le cadre d'une enquête sur une banque espagnole.

Rodrigo Rato a occupé la tête du FMI de 2004 à 2007
Rodrigo Rato a occupé la tête du FMI de 2004 à 2007
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'ancien directeur du FMI Rodrigo Rato va être entendu mercredi 22 juillet par un juge dans le cadre d'une enquête le visant pour des délits fiscaux présumés, selon une annonce du Tribunal supérieur de justice de Madrid. Il comparaîtra devant le magistrat en charge du dossier, qui, à l'issue de l'audition, décidera quelles éventuelles charges sont retenues contre lui, le fisc espagnol l'accusant de "blanchiment, fraude et dissimulation d'actifs". Le juge a toutefois indiqué dans une ordonnance datée du 1er juillet que seul "le délit fiscal" se profile dans l'affaire.

Une banque espagnole au coeur des soupçons

Le juge a par ailleurs entendu lundi Margarita Garcia-Valdecasas, directrice de l'Office national de lutte contre la fraude (ONIF), organisme dépendant du fisc, à l'origine de la plainte. Selon des sources judiciaires, Mme Garcia-Valdecasas a validé devant le juge le rapport du fisc ayant conduit à la détention de M. Rato le 17 avril pendant plusieurs heures, le temps pour ses agents de perquisitionner son domicile et son bureau. Le rapport fait état de faits susceptibles de relever des délits de "blanchiment et fraude". L'ancien directeur du Fonds monétaire international (2004-2007) et ancien ministre de l'Economie (1996-2004) est soupçonné notamment de "dissimulation d'actifs" de son patrimoine, "pouvant couvrir des dettes ou des cautions imposées par la justice dans le cadre d'autres affaires où il est mis en cause. 

M. Rato est soupçonné d'escroquerie, de délits comptables, et de falsification de documents dans l'enquête sur les conditions d'entrée en bourse de Bankia en 2011. La faillite de cette banque espagnole, présidée par M. Rato de 2010 à 2012, avait précipité la mise en place d'un plan d'aide européen avec un prêt de 41 milliards d'euros, dont la moitié était destinée à renflouer Bankia. Ancien espoir de la droite espagnole, Rodrigo Rato est également poursuivi dans une autre affaire, aux côtés d'une centaine de personnalités, pour avoir utilisé des cartes bancaires professionnelles à des fins personnelles, alors qu'elles n'étaient pas déclarées.

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