2 min de lecture Ukraine

Ukraine : deux morts dans les affrontements entre policiers et nationalistes

Des heurts violents ont éclaté lundi devant le parlement à Kiev après l'adoption d'une réforme garantissant plus d'autonomie aux régions séparatistes.

Des heurts violents ont éclaté lundi 31 août 2015 devant le parlement à Kiev après l'adoption d'une réforme garantissant plus d'autonomie aux régions séparatistes.
Des heurts violents ont éclaté lundi 31 août 2015 devant le parlement à Kiev après l'adoption d'une réforme garantissant plus d'autonomie aux régions séparatistes. Crédit : GENYA SAVILOV / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Au lendemain d'affrontements devant le parlement à Kiev entre policiers et nationalistes opposés à une réforme constitutionnelle octroyant plus d'autonomie aux régions séparatistes prorusses, les autorités ukrainiennes enquêtaient ce mardi 1er septembre pour trouver les coupables. Le bilan s'est alourdi après la mort dans la matinée d'un second policier alors que six personnes sur 141 hospitalisées étaient toujours dans un état grave, souffrant de blessures au ventre, aux poumons et à la tête. "Un membre de la Garde nationale de plus a succombé à ses blessures à la suite de l'explosion d'une grenade (...) Cela fait mal", a écrit sur son compte Twitter le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov.

En rendant visite aux soldats blessés de la Garde nationale, le président ukrainien Petro Porochenko a promis de retrouver les responsables des heurts, qui "ont distribué des battes de baseball et apporté des armes" devant le parlement et faire en sorte que "cela ne se reproduise plus jamais". "Nous avons trouvé les auteurs et nous trouverons également les organisateurs", a-t-il lancé devant la presse selon des images retransmises par la télévision. Il a par ailleurs appelé les forces politiques à la prudence dans un pays "blessé par la guerre où il y a beaucoup de soldats revenus du front et beaucoup d'armes qui circulent".

L'UE et les États-Unis préoccupés

Cette question de l'autonomie des "républiques populaires" autoproclamés de Donetsk et de Lougansk est au cœur des accords de paix de Minsk-2, signés en février avec la médiation de la France et de l'Allemagne. Mais pour beaucoup en Ukraine elle est synonyme d'abandon de ces territoires aux rebelles après seize mois de conflit qui a fait plus de 6.800 morts.

Le chef de Svoboda, Oleg Tiagnybok qui avait pris la parole devant les manifestants lundi avant que le rassemblement ne dégénère, va être interrogé dans le cadre de l'enquête, a indiqué la porte-parole de la police de Kiev Oksana Blychtchyk. Dix-huit suspects restaient mardi en garde à vue, parmi lesquels le militant de Svoboda soupçonné d'avoir lancé une grenade devant l'entrée du parlement, a précisé la porte-parole de la police de Kiev. Douze des 30 personnes interpellées la veille ont été relâchées.

La bataille rangée devant le parlement a été qualifiée de "très préoccupante" par la chef de la diplomatie de l'Union européenne
, Federica Mogherini, qui a exigé que le processus de réforme constitutionnelle ne soit pas compromis par la violence. Berlin a condamné "avec la plus grande fermeté" ces "émeutes sanglantes" et Paris a jugé "préoccupant" que des "membres de partis politiques ukrainiens aient participé à ces événements". Washington a de son côté demandé une "enquête approfondie" sur l'origine de ces violences. La Russie s'est quant à elle dite "naturellement préoccupée" face à ce qu'elle a dénoncé comme des violences "inacceptables".

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