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Turquie : 34 policiers arrêtés pour des écoutes illégales

Trente-quatre policiers soupçonnés d'avoir réalisé des écoutes illégales de responsables turcs ont été arrêtés.

Des policiers turcs à Ankara. (Illustration)
Des policiers turcs à Ankara. (Illustration)
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Ils sont soupçonnés d'avoir écouté illégalement des hauts responsables turcs, jusqu'au président Recep Tayyip Erdogan. Trente-quatre policiers ont été arrêtés lundi 5 janvier par les autorités turques, a rapporté l'agence de presse gouvernementale Anatolie.

Les suspects, interpellés dans huit villes à travers le pays, sont accusés d'avoir enregistré illégalement les conversations téléphoniques d'hommes d'affaires, politiciens et membres du gouvernement, a rapporté Anatolie.

Dernier coup de filet d'une longue série

Ils sont également suspectés de contrefaçon de documents officiels et de violation de la vie privée. Ce coup de filet est le dernier d'une longue série d'interpellations menées depuis le mois de juillet, au cours desquelles des dizaines d'autres policiers ont été détenus.

Un premier procès s'est ouvert vendredi pour juger 13 suspects accusés d'avoir installé des micros dans les bureaux de l'actuel président, Premier ministre lors des faits.

Les purges se multiplient dans la police

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Ces arrestations sont liées au scandale des accusations de corruption lancées l'année dernière contre Recep Tayyip Erdogan, sa famille et des membres du gouvernement qui reposaient sur des écoutes et des enregistrements de conversations téléphoniques.

L'homme fort du pays a accusé le prédicateur Fethullah Gulen, basé aux États-Unis, d'être à l'origine de ce scandale de corruption dans le cadre d'un complot visant à le renverser. En réponse, il a multiplié les purges dans la police et la justice, où l'imam Gulen compte de nombreux soutiens.

Les médias également concernés par les rafles

Cette offensive s'est élargie le mois dernier avec une série d'arrestations dans les médias pro-Gulen, dont le principal journal turc Zaman et la chaîne de télévision Samanyolu, qui ont suscité les critiques de l'Union européenne (UE).

Comme dans la plupart des raids précédents, un mystérieux compte Twitter baptisé Fuat Avni a annoncé une partie de l'opération de police menée lundi.

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