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Tchétchénie : un journal d'opposition russe dénonce des exécutions sommaires

Le journal russe d'opposition Novaïa Gazeta accuse les forces de sécurité tchétchènes d'avoir exécuté au moins 27 personnes en janvier, en représailles à l'assassinat d'un policier.

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov
Le président tchétchène Ramzan Kadyrov
Crédit : Natalia KOLESNIKOVA / AFP
Sarah Ugolini & AFP

L'escalade de violence en Tchétchénie une nouvelle dénoncée. Le journal russe d’opposition Novaïa Gazeta a accusé ce dimanche 9 juillet les forces de sécurité tchétchènes d’avoir exécuté sommairement au moins 27 personnes dans la nuit du 25 au 26 janvier, en représailles à l’assassinat d’un policier. Le média, connu pour ses enquêtes critiques à l'égard du président tchétchène Ramzan Kadyrov, affirme que les victimes présumées ont été arrêtées dans plusieurs régions de cette république russe du Caucase au cours d'une série d'opérations ayant débuté mi-décembre

Ces raids des forces de sécurité tchétchènes ont été déclenchés après le meurtre d'un policier le 17 décembre par des rebelles islamistes, selon le journal, qui se base sur deux sources anonymes au sein des forces de l'ordre locales. Novaïa Gazeta, qui a publié les noms des 27 victimes présumées, assure que plus de 200 personnes ont été au total arrêtées au cours de ces opérations et détenues en dehors de toute procédure officielle. 

Le journal avait déjà dénoncé les exactions des autorités tchétchènes

Face à ces accusations, un haut responsable tchétchène, Djamboulat Oumarov, a qualifié l'article de Novaïa Gazeta de "nouvel épisode de désinformation dirigé contre la Tchétchénie". "Je suis absolument convaincu que c'est un mensonge qui n'est appuyé par aucun fait, aucune source ou aucune preuve", a-t-il déclaré à la télévision d'opposition Dojd. 

Pour rappel, Novaïa Gazeta avait déjà accusé en avril les autorités tchétchènes de persécuter les homosexuels, provoquant une vague d'indignation dans le monde entier et poussant les autorités russes à ouvrir une enquête. La Tchétchénie est dirigée d'une main de fer depuis 2007 par Ramzan Kadyrov, considéré comme un protégé du président russe Vladimir Poutine, qui l'a reconduit à la tête de l'instable république en 2016. 

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