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Syrie : "Les crimes sont des deux côtés", raconte l'archevêque d'Alep

DOCUMENT RTL - Mgr Jeanbard raconte l'enfer des bombardements dans la deuxième ville de Syrie.

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Syrie : "Les crimes sont des deux côtés", raconte l'archevêque d'Alep Crédit Image : Baraa Al-Halabi / AFP | Crédit Média : Jean-Baptiste Bourgeon | Durée : | Date : La page de l'émission
Micro RTL (illustration)
Jean-Baptiste Bourgeon
et Pierre Julien

Encore de longues heures de palabres dans la nuit du 25 au 26 septembre aux Nations-Unies, mais le martyre d'Alep n'en finit pas. La trêve conclue il y a 15 jours semble bien loin et Alep n'a jamais connu de bombardements aussi violents.
"Les bombes sifflent au dessus de nous. Ça fait trois nuits et trois jours que les batailles font rage, raconte Mgr Jeanbard, l’archevêque d'Alep. Les crimes sont des deux côtés, il doit y avoir beaucoup de victimes qui sont continuellement menacées, en danger". Et l'homme d'Église de décrire le chaos qui règne dans la deuxième ville de Syrie : "Nous avons déjà beaucoup perdu : des écoles, des maisons, nous avons des coupures d'eau à n'en plus finir et nous n'avons pas d’électricité, nous manquons de ravitaillement. C'est intenable !"

La France, elle, accuse le régime de Bachar et son allié russe de crimes de guerre... Pourquoi ? Y a-t-il des preuves ? Les renseignements recueillis par la coalition prouve que l’armée encore fidèle a Bachar Al-Assad épaulée par l'aviation russe tuent sans distinction des femmes, des enfants, des civils innocents pris au piège de la bataille d'Alep. Napalm, bombes à fragmentation ou ces barils d'explosifs largues par hélicoptère... Des crimes de guerre dont la Cour pénale internationale pourrait être saisie. 

Une autre raison qui explique les mots très durs de Jean-Marc Ayrault et de l'ambassadeur Delattre à l'ONU, c'est que la France se sent inutile, écartée des tentatives de négociations confisquées par Moscou et Washington. Enfin c'est aussi une manière pour Paris de rappeler que si Barack Obama avait accepté de soutenir la décision de François Hollande de lancer les Rafale frapper Bachar, le 30 août 2013. À l'époque, les rebelles étaient forts et modérés, aujourd'hui ils ne représentent plus grand chose, étrillés par les islamistes liés à Al-Qaida et bien sûr ceux de Daesh.

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