2 min de lecture Séisme au Népal

Séisme au Népal : pourquoi il est si difficile d'entrer en contact avec les Français sur place

INTERVIEW - Outre d'importants problèmes de communication, l'absence d'informations a priori sur les destinations des Français rend plus difficile leur localisation.

Un policier népalais marche à travers les décombres à Katmandou, capitale du Népal qui a subi un violent tremblement de terre le 25 avril 2015.
Un policier népalais marche à travers les décombres à Katmandou, capitale du Népal qui a subi un violent tremblement de terre le 25 avril 2015. Crédit : NICOLAS ASFOURI / AFP
Romain Renner
Romain Renner
Journaliste RTL

Le bilan du séisme qui a frappé le Népal samedi 25 avril ne cesse de s'aggraver. L'annonce par Laurent Fabius de la découverte d'une troisième victime française, ce jeudi 30 avril, porte à 5.489 le nombre de morts dus à la catastrophe.

Selon les derniers chiffres communiqués par le Quai d'Orsay, 2.260 Français ont été localisés et 268 n'ont pas encore pu être joints. "Il règne une grande panique dans le pays, explique Béla Hegedus, adjoint au porte-parole notamment en charge du Centre de crise du Quai d'Orsay à RTL. Il y a évidemment des problèmes de communication : plus les gens sont loin de la capitale, plus il est difficile de les localiser".

Le Quai d'Orsay évoque également un problème météorologique. "Nos interventions se font par hélicoptère et elles sont compliquées par une météo défavorable. Nous allons secourir dans la journée et dans des conditions compliquées une soixantaine de Français isolés que nous avons réussi à localiser", annonce-t-il. Si la France confirme ses "inquiétudes" concernant un éventuel alourdissement du nombre de victimes, le Quai d'Orsay se refuse à entrer dans les détails concernant d'éventuelles pistes ou informations sur le sujet.

Manque d'enregistrements sur le registre Ariane

Retrouver les Français au Népal s'avère d'autant plus compliqué qu'un grand nombre d'entre eux ne s'est pas inscrit sur Ariane, le registre qui permet d'informer le gouvernement de ses déplacements à l'étranger. Mis en place en 2011, Ariane serait utilisé, selon Béla Hegedus, par "de plus en plus de Français", alors que le Quai d'Orsay cherche à le promouvoir le plus possible.

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"Il faut savoir qu'Ariane évolue dans le cadre de la CNIL et que les informations qui y sont enregistrées disparaissent une fois le séjour terminé. Nous invitons les Français à le faire mais il n'y a aucune obligation, comme il n'y a aucune obligation de s'inscrire au registre des Français de l'étranger, explique-t-il. On ne peut pas contraindre les gens à se faire connaître".

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