2 min de lecture Prise d'otages à Bamako

Prise d'otages à Bamako : François Hollande demande aux Français dans des pays "sensibles" de prendre "leurs précautions"

Le président de la République s'est exprimé sur la situation à Bamako en marge d'une réunion sur la conférence climat.

Attantats à Paris : François Hollande a décrété 3 jours de deuil national
Attantats à Paris : François Hollande a décrété 3 jours de deuil national Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le président François Hollande a demandé vendredi 20 novembre aux Français se trouvant dans des pays "sensibles" de prendre "leurs précautions", et à ceux étant au Mali de contacter l'ambassade "pour être protégés". "Je demande à nos ressortissants dans des pays sensibles de prendre leurs précautions", a déclaré le Président en marge d'une réunion sur la COP21. Il a aussi demandé à ceux se trouvant au Mali de contacter l'ambassade de France à Bamako sans préciser si des Français se trouvaient dans l'hôtel. Quelques minutes après son intervention, la direction d'Air France a indiqué dans un communiqué que douze membres d'équipage se trouvant au Radisson de Bamako avaient été exfiltrés et sont désormais en sécurité. Le chef de l'État a également assuré que "la France fera en sorte, avec ses moyens sur place, d'obtenir la libération des otages au Mali".

L'assaut a été donné

Une semaine après les pires attentats commis en France, une nouvelle attaque terroriste meurtrière s'est produite vendredi, avec une prise d'otages massive dans un grand hôtel de Bamako. Prisé de la clientèle internationale, l'hôtel Radisson a été attaqué vendredi matin par des assaillants lourdement armés qui retenaient au départ 170 personnes. Les forces spéciales maliennes ont donné l'assaut contre l'hôtel. Selon la télévision malienne, 80 otages ont pour l'instant été libérés. Au moins cinq personnes sont mortes, selon un bilan provisoire. Une quarantaine de gendarmes du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) partent vendredi en mission au Mali après l'attaque de l'hôtel Radisson de Bamako, a annoncé de son côté le ministère de l'Intérieur. 

La crainte d'une contagion jihadiste

Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à cinq personnes, dont un Français et un Belge. Il s'agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays. 

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