3 min de lecture Conflit israélo-palestinien

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Bernie Sanders se distingue d'Hillary Clinton en défendant les Palestiniens

AU CŒUR DE LA CAMPAGNE - Le Top 5 du jour se penche sur le dernier débat entre les deux candidats démocrates et les dernières anecdotes concernant Donald Trump.

Le candidat démocrate Bernie Sanders à Brooklyn (New York) le 8 avril 2016.
Le candidat démocrate Bernie Sanders à Brooklyn (New York) le 8 avril 2016. Crédit : Mary Altaffer/AP/SIPA
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

Brooklyn accueillait dans la nuit du 14 au 15 avril le 9e (et peut-être dernier) débat entre Bernie Sanders et Hillary Clinton, les deux candidats à l'investiture du parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine. Au cours de cet échange, le conflit israélo-palestinien a été abordé pendant une quinzaine de minutes. La question n'est pas anodine dans l'État de New York où vit une forte communauté juive et où la règle de la politique locale consiste à ne jamais critiquer frontalement Israël.

À l'heure où les relations diplomatiques sont glaciales entre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et Barack ObamaBernie Sanders en a profité pour prendre la défense des Palestiniens. Tout en rappelant en préambule qu'il est juif et qu'il a participé à des camps de jeunesse en Israël, le sénateur du Vermont a accusé le gouvernement israélien de mener des opérations "disproportionnées" à Gaza. Dans la politique américaine, une telle prise de position est suffisamment rare et minoritaire pour être soulignée.

En revanche, Hillary Clinton a préféré rappeler ses efforts dans le processus de paix lorsqu'elle était secrétaire d'État. Une manière de rétablir des relations plus chaleureuses avec Benyamin Netanyahou.

Clinton et Sanders sans gants

Autre élément à retenir de ce débat : le ton qui a bien changé. Les téléspectateurs ont eu droit à ce qui peut s'apparenter à une une ambiance "jeux du cirque" ou une dispute d'un vieux couple qui balance les assiettes après s'être longtemps retenu de se crier dessus.

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Cela a pu se vérifier lorsqu'il a été question de Wall Street (Sanders reprochant à Clinton d'être trop proche des banques), de la législation sur les armes à feu (Clinton qui accuse Sanders d'être trop proche du lobby des armes), ou encore sur le salaire minimum. Face aux ardeurs des deux débatteurs, le présentateur de CNN a même été obligé de rétablir l'ordre. D'après Bernie Sanders, ce changement de ton n'est pas dû au hasard. Selon lui, cela montre bien que le camp Clinton panique après sa série de défaites.

Le souhaitable et le possible

En outre, le débat n'a pas dévoilé d'arguments radicalement nouveaux. Bernie Sanders parle de ce qui est souhaitable tandis que Hillary Clinton tempère en se concentrant sur ce qui est réaliste. Leur manière de parler de leur ambition présidentielle est également différente. Quand le sénateur dit "Si je suis élu président", l'ex-première Dame commence ses phrases par "Quand je serai présidente".

Bernie Sanders sait donc qu'il ne sera pas - sauf surprise - désigné par son parti. Mais cela lui confère une liberté de plaider pour des politiques audacieuses. Sur la santé et les études supérieures gratuites, il n'hésite d'ailleurs pas à citer l'exemple français. Quant à Hillary Clinton, elle sait que - sauf surprise - elle sera désignée et donc peut-être élue présidente. Elle prend ainsi soin de ne pas promettre l'impossible, car elle sait qu'elle devra négocier avec un Congrès à majorité républicaine pour faire passer ses priorités.

Donald Trump encore lâché par un proche

Nouveau signe d'amateurisme dans le proche entourage de Donald TrumpOn savait déjà que ses enfants n'allaient pas pouvoir voter pour lui à la primaire du parti républicain. Désormais, on apprend que son confident et conseiller spécial, l'avocat Michael Cohen qui est employé à la Trump Organization, sera lui aussi privé de vote... parce qu'il est enregistré comme démocrate !

Donald Trump dicte ses tweets

Contrairement à la plupart des autres candidats qui laissent leurs collaborateurs s'occuper de leur compte Twitter, Donald Trump s'en charge lui-même. Et il y prend du plaisir. "Quelqu'un m'a dit que j'étais le Ernest Hemingway des 140 caractères", s'était-il d'ailleurs vanté lors d'un meeting en Caroline du Sud.

Twitto compulsif, Donald Trump est capable d'envoyer des rafales de tweets au beau milieu de la nuit, notamment pour critiquer un article de presse ou un reportage qui n'a guère aimé. Cela lui a déjà joué des tours, comme lorsqu'il a retweeté une image peu flatteuse de Heidi Cruz, l'épouse de son adversaire Ted Cruz.

Mais pendant la journée, à son bureau de la Trump Tower, le richissime homme d'affaires dicte ses tweets en hurlant à l'une de ses secrétaires le message qu'il veut envoyer à ses 7 millions de followers.

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