2 min de lecture

"L'euthanasie est le dernier recours, pas le premier" : un bébé renard soupçonné d'avoir mordu des personnes suscite la discorde entre les autorités et associations dans le Rhône

Un bébé renard aperçu par les habitants de Tassin-la-Demi-Lune est soupçonné d'avoir mordu plusieurs personnes. Face au risque de rage, la préfecture a autorisé l'abattage de l'animal, une solution drastique dénoncée par une association de protection animale locale.

Un renard (illustration)

Crédit : Patrick Pleul / dpa / AFP

Peggy Liodenot - édité par Laurène Rocheteau

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Désaccord autour de l'avenir de ce petit renard. Un renardeau, observé à plusieurs reprises par des habitants de Tassin-la-Demi-Lune, est accusé d'avoir mordu plusieurs personnes. Une automobiliste, qui l'avait aperçu sur le bord de la route, est sortie de sa voiture pour tenter de lui venir en aide. Mais l'animal, effrayé, lui a mordu la main à quatre reprises. La patiente a dû être opérée et a reçu des doses préventives de vaccin contre la rage. Une deuxième personne aurait également été mordue. 

Face à un risque de transmission de la rage, la préfecture a publié un arrêté il y a quelques jours pour demander l'abattage du bébé renard. "Pour répondre à cette situation, l'État a confié une mission (...) avec deux possibilités : piégeage ou tir de neutralisation. Une expertise indique que la solution du tir est la plus appropriée."


Mais les associations dénoncent une solution qui ne devrait être utilisée qu'en dernier recours. "On leur a dit que si l'animal nous paraît dangereux, qu'il y a un risque de rage sérieux, on n'est pas du tout opposé à l'euthanasie. Mais l'euthanasie est le dernier recours, pas le premier", pointe Pascal Tavernier, directeur de l'association Hirondelle, un centre de soins pour animaux sauvages. 

Une pétition contre l'abattage du renard

Ce dernier se propose même pour attraper le renard vivant : "C'est nos compétences, c'est notre boulot, on le fait au quotidien." D'autant qu'en termes de risques sanitaires, "pour comprendre ce qu'il a, il vaut mieux l'animal vivant que l'animal mort", rappelle le responsable. 

À écouter aussi

La présence du renardeau dans la ville ne surprend pas les habitants de cette commune, qui se trouve à proximité d'une zone boisée. Ils sont plusieurs à l'avoir déjà croisé. "Ils viennent chercher à boire et à manger", affirme une habitante. Un autre riverain, qui avait confondu l'animal avec un chiot, assure qu'il "n'a pas du tout été agressif, au contraire, il a été plutôt fuyard et peureux". 

Face à la décision de la préfecture, une pétition a été lancée pour "autoriser l'association L'Hirondelle à protéger le renard de Tassin-la-Demi-Lune", et recueille déjà plus de 2.000 signatures. 

"Nous avons l'opportunité ici, non seulement de sauver une vie, mais aussi de démontrer notre capacité à coexister harmonieusement avec la faune", écrit Sophie Mannino, à l'origine de la pétition. "L'abattage ne doit jamais être la première option envisagée. Nous intervention peut faire la différence entre la vie et la mort pour cet animal."

Dans les commentaires, les signataires de la pétition se mobilisent contre un éventuel abattage de l'animal. "Le renard n'est pas un nuisible ! Au contraire, il est essentiel pour la biodiversité", rappelle une internaute. "Soutenons la biodiversité à tout prix", appelle un autre.

Le document demande à ce que l'association Hirondelle, "connue pour son expertise", puisse prendre en charge l'animal et veiller à ce qu'il soit déplacé en toute sécurité.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée