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"On peut le critiquer, mais pas les autres" : face aux attaques de Donald Trump, les Ukrainiens font bloc autour de Zelensky

Sous le feu des critiques de Donald Trump, qui appelle les Ukrainiens à changer de président, Volodymyr Zelensky voit au contraire son soutien se renforcer dans son pays.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Crédit : AFP

"On peut le critiquer, mais pas les autres" : les attaques de Donald Trump ressoudent les Ukrainiens autour de Zelensky

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Elisabeth Pierson & Marie-Lys de Fremond

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Vendredi 9 octobre, un accord commercial sur le gazole entre les États-Unis et la Russie a été annoncé par Donald Trump. Une alliance qualifiée "d'indigne" par Volodymyr Zelensky. Le chef d'État américain a également appelé les Ukrainiens à changer de président, l'accusant de perpétuer le conflit avec Vladimir Poutine. Entre les réactions de Kiev et de Moscou, la population ukrainienne fait bloc autour de son gouvernant.

Lors d'une conférence de presse le 10 octobre à la Maison Blanche, Donald Trump a statué qu’il était "temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président". "Je leur suggère de se doter d’un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord", a-t-il déclaré à la population ukrainienne, considérant que Volodymyr Zelensky empêche la fin de la guerre. Or, lorsque Donald Trump s'en prend à leur propre président, la réaction des Ukrainiens est souvent la même.

70% des Ukrainiens considèrent exclue toute élection en période de guerre

Katerina, jeune maman et artiste à Kiev, résume : "Concernant Zelensky, on peut le critiquer à l'intérieur du pays, on peut protester, mais nous les Ukrainiens, on ne le permet pas aux autres. Dans cette situation, il a tout notre soutien." Dans les sondages, 70% des Ukrainiens considèrent qu'une élection est exclue tant que les combats n'ont pas cessé sur la ligne de front. 

Le journaliste Taras Yatsenko, membre actif de la société civile à Lviv, défend cette idée alors même qu'il n'a pas voté pour Volodymyr Zelensky en 2019. "Je pense que c'est une affaire intérieure à l'Ukraine, et que c'est à la société ukrainienne d'en décider. Il existe également une loi chez nous, la loi martiale, qui interdit la tenue d'élections en temps de guerre. Donc si le président Trump veut que des élections se tiennent bientôt en Ukraine, il doit tenir sa propre promesse, celle de mettre fin à la guerre."

Craintes face aux risques d'ingérence russ

Beaucoup redoutent aussi les ingérences russes, des risques qui les conduisent à privilégier un scrutin après la fin des combats. De son côté, Volodymyr Zelensky a répondu dimanche 11 octobre dans une interview diffusée sur ABC : "Avec tout le respect vis-à-vis du président Trump, c’est à notre société, à notre peuple, qu’il revient de choisir tel ou tel dirigeant".

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Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov s'est mêlé de l'affaire lundi 12 octobre : "Si Kiev veut vraiment organiser des élections, alors le président […] sera prêt à donner l’ordre de ne pas porter de frappes contre l’Ukraine le jour des élections", a-t-il assuré sur la plateforme russe MAX. Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a affirmé que Volodymyr Zelensky ne "mérite pas" de cessez-le-feu pour des élections.


À noter que dimanche 11 octobre, Donald Trump a déclaré la mise en place d'un cessez-le-feu énergétique entre l'Ukraine et la Russie. Si Kiev assure ne pas avoir été mis au courant, le gouvernement souhaite accepter l'arrangement à condition que Moscou suive. Le Kremlin parle quant à lui de "contacts qui se poursuivent." 

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