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La procession religieuse au cœur de Beyrouth où il était question de prier pour les victimes du raid du mercredi 8 avril 2026.
Crédit : Valentin Boissais / RTL
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Malgré un cessez-le-feu fragile, c'est toujours la guerre au Moyen-Orient. En attendant des discussions entre Iraniens et Américains au Pakistan, c'est au Liban que se concentrent ces derniers jours les affrontements entre Israéliens et le Hezbollah pro-iranien. Là aussi, une rencontre est programmée mardi prochain entre la présidence libanaise et Israël.
En attendant, Beyrouth demeure une ville ciblée. Mercredi, un raid israélien meurtrier a fait plus de 350 morts en seulement 10 minutes. RTL est dans la capitale libanaise, encore sous le choc. Ce raid massif a marqué les esprits des Libanais que nous avons pu rencontrer.
Dès l'aéroport, la présence militaire est très forte. En arrivant à Beyrouth, il y a une procession. Beaucoup sont venus pour prier en hommage aux disparus du mercredi noir. La cérémonie religieuse sert d'exutoire. Chacun porte une petite bougie dans ses mains et raconte ce mercredi soir d'horreur. "J'étais à côté de la maison dans le parking. Je rendais visite à un ami", raconte un homme à sa voisine.
"Je prie comme tout le monde. Le Liban est une terre sainte et quoi qu'il arrive, ils ne prendront jamais notre foi. Jamais. Voilà ce que je veux vous dire. Quand on a la foi, on a toujours l'espoir. Quoi qu'il fasse, on ne s'en ira pas. On est révolté, on est énervé", s'emporte une Libanaise parlant français.
Un peu plus loin, des drapeaux libanais sont en berne. Des tractopelles s'affairent autour de ruines d'un immeuble qui a été bombardé. Une journée de deuil national a été décrétée dans le pays alors que des disparus sont encore sous les décombres.
Sur les titres de journaux, les négociations entre le Liban et Israël, qui se tiendront la semaine prochaine à Washington, apparaissent évidemment partout. En attendant, ce qu'on entend dans le ciel de Beyrouth ce week-end, c'est le bourdonnement incessant des drones de surveillance israéliens.
Une jeune étudiante de Beyrouth reste prudente : "Tant qu'il y a ce drone au-dessus de nous, tant qu'il y a ces frappes, rien n'est terminé. Mercredi, en l'espace de 10 minutes, le ciel s'est embrasé. Maintenant, on nous parle de négociations. Oui, c'est une bonne chose, ça donne de l'espoir. On va prier pour que ça s'arrête".
Un espoir teinté de crainte car l'ouverture de ces négociations sera dans plusieurs jours. Comme d'autres, cette jeune libanaise redoute de nouvelles frappes juste avant qu'elles ne s'ouvrent.
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