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Mahdieh Esfandiari, l'Iranienne qui pourrait être échangée contre Cécile Kohler et Jacques Paris, condamnée à un an de prison ferme et une interdiction définitive du territoire

L'Iranienne de 39 ans pourrait servir de possible monnaie d'échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis trois ans.

Mahdieh Esfandiari arrive au tribunal correctionnel de Paris pour son procès, le 13 janvier 2026.

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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La justice française a condamné l'Iranienne Mahdieh Esfandiari à un an de prison ferme assorti d'une interdiction définitive du territoire, pour apologie du terrorisme, a appris l'AFP, présente au tribunal correctionnel de Paris ce jeudi 26 février 2026. 

L'Iranienne de 39 ans pourrait servir de possible monnaie d'échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l'ambassade de France en Iran après plus de trois ans de détention. Les autorités iraniennes ont émis le souhait d'échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français.  

L'universitaire est arrivée en France en 2018, où elle créé une entreprise de traduction et d'interprétariat. Elle avait pour projet de rentrer en Iran en 2025 avant d'être arrêtée le 28 février de cette même année à Villeurbanne, près de Lyon. Elle a obtenu fin octobre, après huit mois de détention provisoire, sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français.

Elle était suspectée d'avoir diffusé, entre 2023 et 2024, une série de publications antisémites ou faisant l'apologie d'actes terroristes du Hamas sur plusieurs plateformes dont Telegram, X, Twitch et YouTube. 

Son avocat annonce faire appel de la décision

Son avocat a aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision. "On nous parle depuis le départ de ce soi-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (...) Si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute", a affirmé Me Nabil Boudi à l'issue de l'audience.

À écouter aussi

"Nous allons interjeter appel (...) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d'éléments de droit et de faits", a-t-il ajouté. Interrogé sur la question de savoir si Esfandiari comptait rester en France ou quitter le territoire le temps de la procédure en appel, l'avocat a répondu : "On verra, moi je n'ai pas la réponse".

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