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Les Grecs mettent l'Europe au défi pour la presse française

La presse française estime que l'Europe est mise au défi de réévaluer sa politique économique face aux résultats des élections grecques.

Victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier 2015
Victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier 2015
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'Europe est "au défi" d'envisager une autre politique économique et financière après la victoire de la gauche radicale en Grèce, estime ce lundi la presse française. Tous les journaux s'accordent à voir dans la victoire du parti Syriza le début d'une ère nouvelle dans l'Union européenne.

Les plus à gauche jubilent face à ce que L'Humanité, sous la plume de Jean-Paul Piérot, appelle une "excellente nouvelle" qui "ouvre la possibilité de remettre en cause, à une échelle beaucoup plus vaste, le dogme de l'Europe libérale, de la concurrence libre et non faussée".

"Le nouveau visage de l'Europe"

Alexis Tsipras rayonne de joie à la Une de Libération qui voit dans le leader de Syriza "le nouveau visage de l'Europe". "L'Europe est maintenant à l'heure d'un compromis fondé sur un nouveau rééchelonnement de la dette grecque et un moratoire sur les intérêts", écrit Marc Semo dans l'éditorial de Libé. Compromis qui n'est évidemment pas du goût du Figaro. "Où a-t-on vu qu'un débiteur pouvait dicter ses conditions à ses créanciers, surtout après avoir empoché l'argent ?", s'interroge l'éditorialiste du journal conservateur, Philippe Gélie.

Pourtant, si Alexis Tsipras "obtient des concessions de l'Union européenne et de ses dirigeants les plus intransigeants, il marquera l'histoire de l'Europe", assure Eric Dussart dans La Voix du Nord. Le jeune leader "a dix mois devant lui - jusqu'aux élections espagnoles - pour démontrer que l'extrême gauche peut gouverner", estime Le Républicain lorrain dans un éditorial signé Philippe Waucampt.

Pression sur les partenaires de la Grèce

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"Avant même d'imaginer une réelle contagion de l'anti-austérité, il faudra (qu'Alexis Tspiras) obtienne des résultats dans son pays et qu'il parvienne à mener une habile négociation avec les créanciers", insiste Olivier Pirot de La Nouvelle République du Centre Ouest.

Mais la pression est aussi et surtout sur les partenaires de la Grèce. "Ce succès va déjà, dans un premier temps, obliger les membres de la troïka des créanciers (FMI, Banque centrale et commission européenne) et les autres chefs d'État à considérer les Grecs comme des êtres humains, des partenaires à part entière et non plus comme une indistincte masse sous curatelle", analyse Pascal Coquis dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace.

"Une autre Europe"

Même analyse dans Le Journal de la Haute-Marne : "le discours européen articulé sur les seules considérations économiques et financières a été mis en échec dans le berceau de la démocratie", commente Patrice Chabanet. "Une renégociation de l'énorme dette grecque paraît inéluctable qui met l'Europe au défi de s'entendre sur une nouvelle approche plus efficace et moins drastique pour les populations", estime Dominique Garraud dans La Charente libre.

Dans Ouest-France, Laurent Marchand juge que "ce que les Grecs ont démocratiquement exprimé ne peut rester sans réponse" et que "ce n'est pas moins d'Europe que préconise Syriza, comme s'empressent un peu vite de le dire les souverainistes. Mais une autre Europe".

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