2 min de lecture Maroc

Les deux journalistes accusés d'avoir voulu faire chanter le roi du Maroc se disent "piégés"

L'avocate de l'auteure interpellée jeudi affirme qu'un "deal financier" a bien eu lieu entre les deux reporters français et le royaume.

Le roi du Maroc Mohammed VI le 22 mai 2015 à Dakar.
Le roi du Maroc Mohammed VI le 22 mai 2015 à Dakar. Crédit : SEYLLOU / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les deux journalistes soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc Mohammed VI se défendent ce vendredi 28 août. 

Un "deal financier" a bien eu lieu entre le Maroc et les reporters, qui se disent "piégés" par des "enregistrements sauvages", déclare l'avocat de la journaliste Catherine Graciet maître Eric Moutet à l’AFP. Selon lui, "une logique de stratagème" s'est mise en place de la part du Maroc dans ce dossier. Par ailleurs, les deux journalistes sont arrivés ce vendredi soir au Palais de justice de Paris pour être présentés à un juge d’instruction, en vue de leur éventuelle mise en examen. 

"Le contexte du dossier est très troublant : le royaume marocain a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l'entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place", estime son avocat. L'affaire, singulière et rocambolesque, a été révélée peu après l'arrestation des deux journalistes jeudi. Ils venaient de se faire remettre de l'argent au cours d'un rendez-vous organisé à Paris, dans un restaurant, avec un représentant du Maroc. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu faire chanter le roi Mohammed VI avec des informations supposées gênantes.

Les deux journalistes se disent victimes d'un guet-apens

Mais, pour Me Moutet, "c'est précisément l'avocat mandaté par le roi qui piège les journalistes par des enregistrements sauvages". "Il y a dans cette affaire une logique de stratagème qui s'est mise en place", estime-t-il, et "l'instruction devra déterminer le rôle de chacun".

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La garde à vue de Catherine Graciet et Eric Laurent avait été prolongée ce vendredi. Depuis le début, ils affirment être tombés dans un "guet-apens". Nicolas Beau, rédacteur en chef de Mondafrique.com et ami de l'écrivaine, a pris sa défense sur RTL : "Je suis tout à fait sous le choc si ce qui lui est reproché est confirmé. C'est une journaliste qui a toujours été très courageuse, en s'attaquant à des régimes forts, indépendante (...) Catherine n'est certainement pas maître-chanteur, et si par extraordinaire elle l'était, elle aurait montré plus d'intelligence". 

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