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La mort de Mokhtar Belmokhtar démentie par un groupe jihadiste

Cible d'une frappe américaine ce week-end en Libye, le chef jihadiste algérien et ex-dirigeant d'Aqmi, n'aurait pas été tué affirme ce mardi matin le groupe jihadiste libyen Ansar Asharia.

L'ex-chef d'Aqmi, l'islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar, le 17 janvier 2013
L'ex-chef d'Aqmi, l'islamiste algérien Mokhtar Belmokhtar, le 17 janvier 2013 Crédit : AFP PHOTO / HO / ANI
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Au lendemain de l'annonce par le gouvernement libyen de la mort Mokhtar Belmokthar, cible d'une frappe américaine confirmée par le Pentagone, le groupe jihadiste libyen Ansar Asharia dément ce mardi matin 16 juin la mort du chef jihadiste algérien. La frappe avait visé une réunion d'Ansar Asharia dans l'est du pays. Dans un communiqué, ce groupe identifie sept personnes tuées dans le raid, parmi lesquelles ne figure pas Belmokhtar, et affirme qu'"aucune autre personnalité n'a été tuée".

Sur les réseaux sociaux, des comptes jihadistes ont aussi fait état de sept morts dans le raid. Sur sa page Facebook, un groupe islamiste local a publié des photos de corps ainsi que les noms des personnes tuées, sans aucune référence à Belmokhtar.

La mort de Belmokhtar pas confirmée par Washington

Si Washington, qui pourchasse les groupes jihadistes dans de nombreux pays, notamment à l'aide de drones, confirmait lundi que Belmokhtar avait bien été la cible d'une frappe, il se refusait à confirmer sa mort. Le Pentagone avait précisé avoir utilisé deux chasseurs-bombardiers "F-15 Strike Eagle armés de bombes guidées" pour l'attaque en Libye, ainsi que des drones d'observation.

Ancien chef d'Aqmi, responsable de la prise d'otages du complexe gazier d'In Amenas en Algérie en janvier 2013 et plus récemment de l'attentat de Bamako, Mokhtar Belmokhtar avait crée fin 2012 sa propre unité combattante, les "Signataires par le sang", pour s'affranchir de la tutelle d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). En août 2013, les son groupe avaient fusionné avec une partie du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) - un des groupes qui avaient occupé le nord du Mali en 2012 - sous le nom de "Al-Mourabitoune". En avril 2013, il avait déjà été donné pour mort par le Tchad, mais Belmokhtar avait revendiqué le mois suivant un double attentat-suicide ayant fait une vingtaine de morts au Niger.

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