2 min de lecture Économie

La Grèce à l'aube d'une nouvelle crise de la dette ?

REPLAY - ÉDITO - Le commissaire européen Pierre Moscovici débarque ce mercredi 15 février à Athènes. Bruxelles craint-elle un retour de crise en Grèce ?

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La Grèce à l'aube d'une nouvelle crise de la dette ? Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

Depuis des mois, les négociations sur le troisième plan de crédits à la Grèce patine. Il s’agit de savoir dans quel cadre Athènes va bénéficier de 86 milliards d'euros d'aide. À première vue, ces inquiétudes peuvent paraître paradoxales. La cure d'austérité qui a été imposée à ce pays portent en effet ses premiers fruits : la croissance de l’activité est forte 2,5% en 2017, plus de 3% pour 2018 avec des perspectives positives jusqu'en 2020.

Le chômage, encore insupportable, recule régulièrement et les finances publiques dégagent avant le remboursement des intérêts de la dette un excédent robuste. Ce que la France est incapable de faire. Pour le dire simplement, Athènes a marqué plus de buts sur le terrain économique et financier que ne l’exigeaient les coachs du FMI, de la BCE et de Bruxelles.

Purge exigée à titre préventif

Pourquoi donc cette atmosphère de crise et ses inquiétudes ? Parce que les membres de la Zone euro sont divisés, parce que le FMI et ses petits bonhommes en noir sont méfiants, et parce que Bruxelles est sans réel pouvoir. L'Allemagne, qui a une dent contre le gouvernement Tsipras, agite la menace d'un Grexit via une expulsion de ce pays de la Zone euro.

Athènes devra, dans six mois, rembourser 7 milliards dont elle n'a pas le premier euro

Christian Menanteau
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Pour le FMI, qui change d’avis aussi souvent que Donald Trump tweete, les statistiques de la Commission européenne sont peu fiables. Du coup, à titre préventif, ils exigent plus de coupes dans les dépenses publiques, de nouvelles baisses des retraite et plus de rentrées fiscales. Une purge que Bruxelles, comme Paris ou Rome, trouvent insupportable dans un pays où trois des 11 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Agitation malsaine

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Ces divergences créent une agitation suffisamment malsaine pour que les marchés financiers redoutent une nouvelle crise d’ampleur. Athènes devra, dans six mois, rembourser 7 milliards dont elle n'a pas le premier euro.

Ce dossier peut-il avoir des conséquences plus larges que la Grèce ? En cas de dérapage, c’est une certitude. Un nouveau débat sur le Grexit et une nouvelle crise autour de la cohésion de la Zone euro déborderaient largement des aspects techniques pour peser sur les rendez-vous électoraux du Vieux continent.

En Allemagne comme aux Pays-Bas, la place de la Grèce dans l'euro est un thème fédérateur de la droite dure et des extrêmes. Comme le retour du franc ou la sortie de l’Union européenne en France. C'est donc un dossier qui, pour le meilleur ou pour le pire, nous concerne très directement.

Le bloc-notes

La Trump Organisation inaugure ce mercredi 15 février un nouveau golf à Dubaï. Voilà donc un pays qui ne va pas être sur la liste noire du président des États-Unis.

La note du jour

15/20 au compte Nickel. Ce service financier destiné aux exclus bancaire, qui passe par les buralistes, vient d'enregistrer son 500.000e client. Il y a 26.000 nouvelles ouvertures par mois.

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