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Des routes sont fermées à la suite du crash d’un avion à réaction, survenu le 1er novembre 2026 à Greenacres, en Floride.
Crédit : Saul MARTINEZ / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Neuf personnes ont été tuées, ce dimanche 1er novembre, dans le crash spectaculaire d'un jet privé en Floride aux États-Unis. L'avion d'affaires, parti d'Austin au Texas pour rejoindre les Bahamas, s'est écrasé à 12h50 (heure locale) dans le comté de Palm Beach, à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau de Mar-a-Lago, la célèbre résidence du président Donald Trump.
Le jet est tombé dans le quartier de Cresthaven, près d'un parc de mobile homes dont environ 600 habitants ont dû être évacués. Selon les autorités, l'accident n'a pas fait de victime au sol. Un miracle.
Le ministre américain des Transports, Sean Duffy, a évoqué une "terrible tragédie". Le gouverneur de Floride Ron DeSantis a, lui, parlé d'un accident "cataclysmique".
Des orages avaient été signalés dans la région au moment du drame. Dans les échanges radio, la pilote évoque d'abord "des turbulences modérées" et explique que l'équipage "gère le givre".
Pour Jean-Paul Troadec, ancien directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, cette piste pourrait expliquer l'accident. "Manifestement, l'avion a été victime d'un givrage violent", explique-t-il sur RTL.fr.
Selon lui, l'appareil est passé dans "une zone extrêmement chargée" et a pu accumuler une quantité de glace trop importante pour que le système de dégivrage puisse compenser. L'ancien directeur du BEA rappelle que - dans certaines conditions de température et d'humidité - la glace peut se former rapidement sur les ailes.
"La portance de l'aile dépend du profil de la voilure. Si on coupe une aile en tranche, on obtient un certain profil. La qualité aérodynamique et la portance de l'aile dépend de ce profil. Donc lorsque le profil est dégradé par de la glace, les qualités aérodynamiques de l'aile diminuent. On était peut être aussi dans un cas où il y a eu tellement de glace que ça pesait aussi sur la masse même de l'avion", détaille le spécialiste.
"Il tombe. Il ne vole plus. Il ne plane même plus", résume-t-il. Jean-Paul Troadec souligne aussi qu'un avion de ce type est normalement équipé d'un radar météo destiné à repérer les masses orageuses.
Les derniers échanges entre la pilote et la tour de contrôle, largement diffusés par les médias américains, donnent un aperçu de la brutalité du crash, presque en temps réel. On entend la voix posée de la pilote. Celle-ci évoque "des turbulences modérées", puis du givre.
Mais en quelques secondes, le ton bascule. "Mayday, mayday, nous descendons à 10.000 pieds par minute", lance-t-elle.
"Situation d'urgence, nous sommes en survitesse", ajoute-t-elle. La chute s'accélère encore, "jusqu'à 20.000 pieds par minute" selon ses mots. "On va s'écraser ! On va mourir !", lâche-t-elle effrayée.
À cette bande-son s'ajoutent des images tout aussi saisissantes. Le moment de l'impact, à pic, a été filmé par la caméra embarquée d'un véhicule qui circulait à proximité. On y voit une explosion brutale, une immense boule de feu, puis une scène de chaos.
Pour Jean-Paul Troadec, cet enregistrement est révélateur de la violence de la scène. "C'est affreux. Elle s'est sentie mourir", dit-il à RTL.fr. Il souligne aussi que l'appareil volait "très haut, au même niveau que les avions de ligne" et qu'il avait jusque-là réussi à éviter certaines masses orageuses. "Puis, pour une raison que je ne comprends pas pour le moment, il est rentré en plein dans la dernière", ajoute-t-il.
Les autorités américaines cherchent désormais à comprendre ce qu'il s'est passé avec cet avion Learjet 60. Les boîtes noires devraient être déterminantes, même si Jean-Paul Troadec prévient que "le choc a été tellement violent" qu'elles pourraient être abîmées.
L'enquête devra notamment établir si le système de dégivrage fonctionnait correctement et si le radar météo permettait bien de détecter la cellule orageuse et dans quelle mesure les conditions météo ont pu rendre l'appareil incontrôlable.
"C'est un avion assez récent, il avait une vingtaine d'années", rappelle l'ancien directeur du BEA. Ce qui renforce, selon lui, le caractère encore "mystérieux" du drame.
La FAA (Régulateur et autorité de l'aviation) et la NTSB (Enquêteur indépendant) ont ouvert une enquête conjointe pour déterminer les circonstances du crash.
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