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Jihad : un Français risque 20 ans de prison en Belgique

Un Français de 41 ans, soupçonné d'être le chef d'une filière de recrutement de jihadistes, est dans le viseur de la justice belge.

Les membres d'un groupe djihadiste, en Syrie. (illustration)
Les membres d'un groupe djihadiste, en Syrie. (illustration)
Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
Journaliste

Un Français soupçonné d'être le chef d'une filière de recrutement de jihadistes basée en Belgique et d'avoir lui-même combattu en Somalie risque d'être condamné à 20 ans de prison à l'issue d'un procès qui s'est achevé vendredi à Bruxelles et dont le verdict sera rendu le 14 octobre.

Rachid Benomari, un Français de 41 ans résidant en Belgique, a déjà été condamné en mai à 20 ans de prison par le tribunal correctionnel de Bruxelles. Mais lors de l'ouverture de son procès, il était en détention au Kenya et a demandé à être rejugé, après avoir été extradé vers la Belgique.

Lors de ce nouveau procès, qui s'était ouvert mardi, le procureur fédéral a requis la confirmation de la peine de 20 ans de réclusion prononcée au printemps, estimant que l'homme avait bel et bien dirigé un groupe terroriste spécialisé dans le recrutement de volontaires pour la Somalie et la Syrie, ce que l'accusé a contesté devant le tribunal."Rachid Benomari conteste être un leader. Peut-être qu'il ne l'est pas... Mais à partir du moment où c'est lui qui a organisé le départ en Somalie, il doit être considéré comme dirigeant et non simple membre d'une filière terroriste", a déclaré le procureur, Jean-Marc Trigaux, cité par l'agence Belga.

Avec les shebab

Rachid Benomari a en revanche avoué à l'audience avoir participé à un guet-apens en Somalie avec des milices islamistes shebab, qui selon lui avait fait une trentaine de victimes. Ses avocats ont plaidé l'incompétence du tribunal correctionnel et demandé que leur client soit jugé par une cour d'assises.

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Deux autres hommes étaient jugés aux côtés du Français: le Belge Mustapha Bouyahbaren et l'Algérien Mohamed Saïd. Ils avaient suivi le même parcours que lui, avaient aussi été extradés du Kenya et avaient écopé de 5 ans de prison lors du premier procès.

Les deux accusés ont reconnu devant les juges avoir été hébergés et s'être entraînés dans des camps de shebab mais ont nié avoir participé à des combats.

Lors de son réquisitoire, le procureur a réclamé une peine de 5 ans de prison ferme à l'encontre de Mohamed Saïd et 5 ans avec un sursis partiel pour Mustapha Bouyahbaren. Le président du tribunal a mis sa décision en délibéré au 14 octobre.

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