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"Je ne pensais pas que c'était pour toujours" : sur RTL, Sofia, jeune Ukrainienne de 14 ans, raconte sa reconstruction en France

Sofia est arrivée en France en 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Quatre ans plus tard, elle est l'une des meilleures de sa classe et maîtrise le français, une faculté essentielle selon elle pour s'intégrer.

Le drapeau ukrainien est en berne sur Maïdan Nezalezhnosti à Kyiv, en Ukraine, le 29 août 2025

Crédit : Kirill Chubotin / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Sofia est face à Marc-Olivier Fogiel

00:09:32

Juliette Vignaud

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Elle a quitté l'Ukraine alors qu'elle n'avait que 10 ans. Sofia et une partie de sa famille ont fui Kiev en mars 2022, après l'invasion de la Russie. La jeune adolescente a laissé derrière elle, "toute [s]on enfance". "Il y avait mes copines, le reste de ma famille. Il y avait mes camarades du collège, il y avait les activités que j'aimais bien faire", raconte-t-elle sur RTL, ce vendredi 27 février.

"Je voyais que c'était un peu grave mais je ne pensais pas que c'était pour toujours", poursuit-elle, pensant qu'ils partiraient "que pour deux semaines". Quatre ans plus tard, elle est toujours installée dans un village près de Nîmes.

Une arrivée dans le sud de la France qui n'a pas été facile pour l'adolescente, qui ne parlait pas français. "Quand je suis arrivée à l'école, c'était dur avec les élèves", confie-t-elle. "Il y en a qui se moquaient parce qu'ils ne comprenaient pas pourquoi j'étais venue." 

Première de sa classe

Après deux ans d'apprentissage, qu'elle continue assidûment, Sofia parle désormais la langue de Molière et est l'une des premières de sa classe. "Je voulais m'intégrer, je voulais avoir des amis et pour ça, il fallait bien sûr pouvoir parler avec eux. J'étais obligée d'apprendre ici pour avoir une vie normale, pour faire du sport, aller dans les magasins, pour demander quelque chose", souligne-t-elle, disant avoir "lu beaucoup de livres et passé beaucoup de temps à travailler". 

Désormais, la jeune fille a des amis, même si elle concède se sentir parfois "mise à l'écart". "J'ai quand même une barrière de langue encore [...] ll y a des moments où je reste toute seule encore", livre-t-elle. 

Dans ses moments de solitude, Sofia pense à ses amis ukrainiens et surtout sa cousine. "Je me sens un peu coupable parce que je sais que j'ai beaucoup de chance parce que mes parents ont choisi de partir pour ma vie, pour me protéger. Et ses parents à elle, ils n'avaient pas assez de chance." 

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