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Italie : une détenue se voit retirer son enfant à la naissance

Se basant sur l'avis des psychiatres, le parquet a décidé de lancer une procédure d'adoption de l'enfant de la détenue italienne.

Un bébé nouveau-né (photo d'illustration).
Un bébé nouveau-né (photo d'illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le cas de Martina Levato faisait polémique ce lundi 17 août en Italie. Condamnée à 14 ans de prison pour avoir agressée ses anciens amants, l'Italienne a été privée de son enfant sitôt après sa naissance, dans la nuit de vendredi à samedi, sur décision du parquet. L'Italienne n'aurait même pas eu le temps de le tenir dans ses bras selon la presse italienne.

Alors qu'un transfert vers une unité pénitentiaire "mère et enfant" était prévu après l'accouchement, le parquet des mineurs a finalement changé d'avis, s'appuyant les avis d'experts-psychiatriques. Contre le souhait des parents, incarcérés tous les deux et des grands-parents de l'enfant, une procédure a été engagée pour qu'il soit adopté et un éloignement immédiat réclamé pour que les juges se prononcent "sans conditionnement". La procédure doit cependant encore être validée par un juge, par une décision susceptible de faire l'objet d'un appel.

Je suis désespérée, ils m'ont détruite

Martina Levato,

L'affaire Martina Levato avait déjà fait grand bruit lors de son arrestation. Étudiante en économie, l'Italienne avait décidé avec son compagnon de l'époque, Alexander Boattcher, 30 ans, de tirer sur son passé amoureux lorsqu'elle avait pris connaissance de sa grossesse. Avec le père de l'enfant, elle s'était alors livré à une croisade agressive, en essayant de castrer un ex-fiancé puis en défigurant un ancien petit-ami en lui jetant de l'acide. Un geste de "purification" selon des deux amants maudits.

Malgré une telle attitude, la presse locale s'interroge et s'insurge. "Existe-t-il des raisons pour enlever à une mère le droit de tenir dans ses bras la créature qu'elle vient de mettre au monde ? Existe-t-il des raisons pour priver un enfant de son droit à se sentir accueilli par qui lui a donné la vie ? Existe-t-il une loi plus forte que la loi de la nature ?", demandait ainsi un éditorialiste de la Repubblica.

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Cette décision a anéantie la jeune mère. "Je suis désespérée, ils m'ont détruite", a déclaré la jeune femme, selon l'un de ses avocats cité par la presse.

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