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Iran : des députés veulent interdire la possession d'animaux domestiques

75 députés ont signé un texte dans lequel ils arguent que vivre avec des animaux domestiques représente un "problème social destructeur".

Les abandons d'animaux sont en hausse cet été. (illustration)
Les abandons d'animaux sont en hausse cet été. (illustration)
Crédit : Vano SHLAMOV / AFP
Étienne Bianchi & AFP

 75 députés iraniens ont signé récemment un texte intitulé "Soutien aux droits de la population face aux animaux nuisibles et dangereux" dans lequel ils arguent que vivre avec des animaux domestiques représente un "problème social destructeur".

Ce phénomène, mettent-ils en garde, pourrait "changer progressivement le mode de vie iranien et islamique" en "remplaçant des relations humaines et familiales par des relations émotionnelles avec les animaux".

La proposition de loi interdit notamment "d'élever, d'acheter ou de vendre, de transporter, de promener à bord d'un véhicule ou à pied et de garder chez soi des animaux sauvages, exotiques, nuisibles et dangereux". Figurent sur la liste "les crocodiles, les tortues, les serpents, les lézards, les chats, les souris, les lapins, les chiens et autres animaux impurs (selon la religion musulmane) ainsi que les singes". 

Animaux "impurs"

Dans la loi musulmane, le chien comme le porc sont considérés comme impurs. Tout contrevenant risque une amende équivalant de 10 à 30 fois le "salaire mensuel minimal ouvrier" (87 euros) et la "confiscation" de l'animal. 

À écouter aussi

La proposition de loi suscite des critiques dans la presse, des moqueries sur les réseaux sociaux et la colère chez des habitants de Téhéran. Au-delà de la colère, certains internautes ont recours à l'humour. "Combien de fois des chats ont essayé de vous dévorer?", ironise sur Twitter une journaliste, Yeganeh Khodami.

Face à cette levée de boucliers, peu de parlementaires défendent ouvertement le texte. "Je suis d'accord avec le projet en général, mais en désaccord avec certaines clauses", explique à l'AFP le chef de la commission judiciaire au Parlement Moussa Ghazanfarabadi, qui a signé le texte.

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