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Hantavirus sur un bateau de croisière : l'Espagne ne confirme pas l'accostage du navire, "aucune décision" n'a été prise

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état mardi de deux cas confirmés d'hantavirus et de cinq autres suspectés en lien avec le foyer qui a déjà fait trois morts sur ce bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert.

Le bateau de croisière MV Hondius au large du port de Praia le 5 mai 2026

Crédit : AFP

AFP - édité par Aymeric Parthonnaud

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Foyer d'hantavirus, le MV Hondius est toujours en quête d'un port d'accueil. Immobilisé depuis dimanche 3 mai près du Cap-Vert, dans l'Atlantique, le navire de croisière demeurait ce mardi dans l'attente d'une autorisation pour accoster en vue de la prise en charge de ses quelque 150 passagers.

L'Espagne ne prendra "aucune décision" sur l'accostage du navire de croisière frappé par un possible foyer d'hantavirus tant que "les données épidémiologiques" n'auront pas été analysées, a déclaré le ministère espagnol de la Santé, contredisant apparemment l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"En fonction des données épidémiologiques qui seront recueillies sur le navire pendant son passage par le Cap-Vert, il sera décidé quelle escale est la plus pertinente. D'ici là, le ministère de la Santé n'adoptera aucune décision, comme nous l'avons fait savoir à l'Organisation mondiale de la santé", a écrit le ministère sur X, peu après que l'OMS eut affirmé que l'Espagne avait accepté de recevoir le paquebot aux Canaries.

Le navire bientôt inspecté par une équipe d'épidémiologistes

Le ministère de la Santé a assuré qu'il avait eu une réunion avec l'OMS et qu'il avait été convenu que, dès "cet après-midi, le navire serait inspecté par une équipe d'épidémiologistes". "Cette intervention a pour objectif de connaître l'état des personnes se trouvant à bord du navire, de pouvoir déterminer s'il y a d'autres personnes présentant des symptômes et d'identifier les contacts à haut risque ou à faible risque. Cela aidera à prendre des décisions concernant les processus de rapatriement et l'itinéraire du navire", a ajouté le ministère sur X.

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Plus tôt dans la journée, l'OMS avait annoncé que l'Espagne avait accepté que le bateau de croisière frappé par une épidémie allait accoster aux îles Canaries, assurant que les autorités espagnoles "l'accueilleraient afin de mener une enquête complète (...) et, bien sûr, d'évaluer les risques pour les passagers présents à bord".

"Le risque pour le grand public est faible. Il ne s'agit pas d'un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C'est très différent", avait déclaré Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.

Une "transmission interhumaine" entre les personnes contaminées sur le navire ?

L'OMS a indiqué soupçonner qu'il y ait eu une "transmission interhumaine" entre les personnes contaminées sur le navire. "Compte tenu de la durée de la période d'incubation du hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, nous supposons qu'ils ont été infectés en dehors du navire", et "nous pensons qu'il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit", a déclaré aux journalistes Maria Van Kerkhove.

L'organisation a aussi annoncé effectuer des démarches pour retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise contaminée a été évacuée depuis l'île de Sainte-Hélène vers Johannesburg en Afrique du Sud où elle est décédée à l'hôpital. Cette Néerlandaise de 69 ans, dont le mari de 70 ans est décédé à bord du bateau, avait été débarquée à Sainte-Hélène le 24 avril "avec des symptômes gastro-intestinaux" pour ensuite embarquer le lendemain pour Johannesburg, indique l'OMS. "Des recherches ont été lancées pour retrouver les passagers de ce vol", a ajouté l'organisation dans un communiqué.

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