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"Les capitales européennes agiront-elles contre cette invasion ?" : le surprenant parallèle du patron du Pentagone entre le D-Day et l'immigration

Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense américain, a participé aux commémorations du débarquement de juin 1944 à Colleville-sur-Mer, ce samedi. Un événement lors duquel il multiplié les attaques à l'encontre de ses "alliés" européens.

Pete Hegseth, le patron du Pentagone, en Normandie, le 6 juin 2026

Crédit : LOU BENOIST / AFP

AFP - édité par Thomas Bernardon

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Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a évoqué ce samedi une "invasion" d'immigrés en commémorant le Débarquement de juin 1944, tout en appelant les pays européens à augmenter leurs capacités de défense, quelques heures après avoir renoncé à participer à la cérémonie internationale. 

Le patron du Pentagone a semblé faire référence à une menace que représenterait selon lui l'immigration pour la "civilisation occidentale", dans une analogie avec le débarquement de forces alliées organisé il y a 82 ans. 

"Malheureusement, aujourd'hui, différentes plages européennes sont prises d'assaut par diverses idéologies dangereuses : sur les plages d'Espagne, d'Italie, de Grèce et de Bulgarie, des bateaux et des hommes débarquent", a-t-il attaqué. "Les capitales européennes agiront-elles contre cette invasion ou est-il déjà trop tard ?", a lancé M. Hegseth. 

"L'Amérique doit montrer la voie"

"Les hommes enterrés ici ont combattu au sein d'une alliance guerrière où chaque partenaire a apporté la mesure de son industrie, de son courage et de son sacrifice", a déclaré M. Hegseth à Colleville-sur-Mer (Calvados), devant les 9.387 croix blanches du cimetière de soldats américains tombés au combat pendant la bataille de Normandie, sur la plage d'Omaha Beach. 

"Ni slogans creux, ni sommets fastueux, ni communiqués", a-t-il ironisé, "chaque nation" alliée "a saigné, a pris sa part" en 1944. "L'Amérique doit montrer la voie, et nous le ferons, mais nos alliés doivent être avec nous, épaule contre épaule", a demandé M. Hegseth, qui avait annoncé vendredi soir son retrait de la cérémonie internationale prévue samedi, pour se consacrer à la cérémonie américaine. 

Ce proche du président Donald Trump a également jugé que "la paix n'est garantie que par la force", s'abstenant dans son discours, prononcé en présence de son homologue française Catherine Vautrin, de toute mention explicite aux conflits en cours, en Iran ou en Ukraine. 

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