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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump affirme toujours que l'accord avec l'Iran sera signé "dans quelques heures", Téhéran ne confirme pas

Le président américain a assuré que l'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "dans quelques heures", après que le processus a été retardé selon lui par l'attaque d'Israël sur Beyrouth.

Donald Trump le 27 mai 2026

Crédit : WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Fanny Rocher & AFP

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Donald Trump a affirmé dimanche 14 juin que l'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "dans quelques heures", après que le processus a été retardé selon lui par l'attaque d'Israël sur Beyrouth, dénoncée par Téhéran. L'Iran n'a pas confirmé à ce stade.

L'attaque, qui a fait trois morts dans le banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien "a tout chamboulé", a déclaré le président américain au site américain Axios. "Ça a retardé la signature de quelques heures. Ça devait avoir lieu maintenant. C'est désormais prévu dans quelques heures", a-t-il assuré. 

Donald Trump "furieux" contre Benjamin Netanyahu

Il avait promis la veille une signature dimanche, jour de ses 80 ans. Et selon lui, dès la signature, "le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS". Auprès d'Axios, Donald Trump a affirmé avoir réprimandé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. "J'étais furieux. Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir", a-t-il indiqué. "L'attaque de ce matin (...) n'aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier où nous sommes si près d'un accord de paix avec l'Iran", avait-il écrit plus tôt sur son réseau Truth Social.

Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah sur son territoire. L'Iran avait prévenu Israël que viser la capitale libanaise constituait une ligne rouge. Son principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, a reproché aux États-Unis de n'avoir "soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit pas la capacité de le faire". Et un haut responsable de l'état-major iranien a averti que les frappes israéliennes ne resteraient pas "impunies".

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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a toutefois assuré ensuite que le Conseil suprême de sécurité nationale - plus haute instance de sécurité en Iran - soutenait la "voie du dialogue" avec les États-Unis. Citant une source proche des négociateurs s'exprimant avant l'attaque au Liban et la publication d'Axios, l'agence de presse Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a de son côté affirmé que "même si toutes les positions de l'Iran étaient prises en compte, aucun accord ne serait signé dans le délai annoncé par Trump".

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"De tout ce que je sais, nous sommes sur la bonne voie. Ce n'est pas une question de savoir si cela va arriver, mais de savoir quand", a de son côté affirmé le ministre américain de la Défense Pete Hegseth. Le président américain a déjà annoncé de nombreuses fois un accord imminent, sans effet.

Reste que les informations divergent encore sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés.
En attendant, une délégation du Qatar, pays participant aux efforts de médiation aux côtés du Pakistan, est arrivée dimanche à Téhéran selon les médias iraniens et un diplomate.

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