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Etats-Unis : la polémique sur l'injection létale devant la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis se saisit de la controverse sur l'injection létale.

Une salle d'exécution dans une prison du Texas. (illustration)
Une salle d'exécution dans une prison du Texas. (illustration) Crédit : TEXAS DEPARTMENT OF CORRECTIONS / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

 La Cour suprême des Etats-Unis a décidé vendredi de se saisir de la controverse sur l'injection létale en acceptant l'appel de trois condamnés à mort de l'Oklahoma contestant la méthode d'exécution pratiquée dans cet Etat du sud des Etats-Unis.

Les condamnés avaient demandé à la plus haute juridiction du pays de s'interroger sur la constitutionnalité de l'injection létale avec du midazolam, un barbiturique associé à d'autres produits utilisé dans trois exécutions accompagnées de souffrances.

Aucune décision n'a été encore prise

"Nous sommes satisfaits de voir la Cour Suprême se saisir du dossier", a indiqué l'avocat des condamnés Dale Baich. "Le protocole de produits utilisés dans l'Oklahoma ne peut pas assurer une exécution humaine, même s'il est administré de façon correcte", a-t-il ajouté.

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La Cour n'a cependant pris aucune décision concernant un éventuel report des dates d'exécution des trois condamnés alors que l'un d'eux doit être mis à mort jeudi prochain. L'avocat a indiqué qu'il allait demander un sursis à exécution. La Cour devrait entendre l'affaire en avril et prendre une décision en juin.

Des signes d'étouffement et de souffrances

Le décès d'un condamné à mort, Clayton Lockett, avait en avril dernier suscité un vif émoi. L'homme avait succombé dans d'apparentes souffrances 43 minutes après le début de l'injection.

Le midazolam a été utilisé dans l'Ohio (nord) en janvier, en Oklahoma en avril et en Arizona (sud-ouest) en juillet. Dans les trois cas, les condamnés ont montré des signes de suffocation, d'étouffement et de souffrances avant de succomber entre 26 et 117 minutes plus tard.

En 2008, la Cour suprême a décrété la méthode d'injection létale conforme à la Constitution. Mais, depuis, la plupart des Etats n'utilisent plus les mêmes produits, en raison d'une pénurie.

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