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Donald Trump dans le bureau oval de la Maison Blanche, le 16 mars 2026
Crédit : ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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L'image a de quoi surprendre : des Jeux olympiques organisés à Los Angeles… sans la présence du président des États-Unis dans les tribunes officielles. Et pourtant, ce scénario est aujourd’hui sérieusement évoqué dans les coulisses du sport mondial.
Depuis plusieurs jours, l'Agence mondiale antidopage (AMA) réfléchit à une mesure inédite : interdire l’accès aux grandes compétitions internationales aux responsables politiques dont les pays ne s’acquittent pas de leur contribution financière. Une règle générale, mais qui vise clairement, dans l’esprit de nombreux observateurs, les États-Unis.
Le point de départ de cette situation remonte à 2023. Depuis, les États-Unis ont suspendu le paiement de leur contribution à l’AMA, retenant au total plus de 7 millions de dollars pour les années 2024 et 2025. Une décision soutenue par des élus des deux grands partis politiques américains. Washington reproche notamment à l’agence sa gestion de certains dossiers sensibles, en particulier une affaire impliquant des nageurs chinois autorisés à concourir malgré des contrôles positifs.
Pour les autorités américaines, le fonctionnement de l'AMA manque de transparence. Mais pour l’agence antidopage, l’enjeu est crucial. Son financement repose pour moitié sur les gouvernements. L’absence de contribution de certains États fragilise directement son fonctionnement et, à terme, l’ensemble du système de lutte contre le dopage.
Pour faire pression, l'AMA envisage donc une mesure forte : priver les dirigeants des pays concernés d’accès aux grands événements sportifs internationaux, comme les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de football. Si cette règle était adoptée, elle ouvrirait la voie à une situation totalement inédite : des responsables américains, y compris le président, pourraient être persona non grata lors d’un événement organisé… sur leur propre sol.
Sur le plan juridique, cette possibilité repose sur les engagements pris par les États dans le cadre d’une convention internationale liée à l’UNESCO, qui encadre la coopération mondiale en matière de lutte antidopage. Mais dans les faits, la faisabilité d’une telle décision est largement contestée. Plusieurs responsables américains jugent cette idée irréaliste, voire "ridicule". Empêcher un chef d’État d’assister à un événement organisé dans son propre pays poserait d’importants défis logistiques, politiques et sécuritaires.
Pour l’instant, aucune décision définitive n’a été prise. L’AMA a choisi de repousser l’examen de cette mesure à l’automne.
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