1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Crimée : les Russes refusent tout contact avec Kiev
3 min de lecture

Crimée : les Russes refusent tout contact avec Kiev

Olexandre Tourtchinov a affirmé que les Russes refusent tout contact avec Kiev pour trouver une solution diplomatique à la crise. La perte de la péninsule ukrainienne séparatiste apparaît de plus en plus inéluctable.

Une patrouille de soldats, le 11 mars 2014, à Sebastopol.
Une patrouille de soldats, le 11 mars 2014, à Sebastopol.
Crédit : AFP PHOTO/Filippo MONTEFORTE
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a demandé ce mercredi 12 mars à son homologue russe Sergueï Lavrov d'ouvrir un "dialogue direct" avec Kiev, ce que son interlocuteur a refusé.

Dans un entretien téléphonique d'une heure, Kishida a demandé à son interlocuteur d'ouvrir "un dialogue direct" avec les autorités intérimaires ukrainiennes pour résoudre la crise concernant la Crimée "et sans porter atteinte à l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine", a indiqué le chancellerie japonaise.  Selon cette dernière, Lavrov a en réponse "expliqué la position de la Russie" et écarté la possibilité d'un tel dialogue direct car Moscou "ne voit aucune légitimité dans le gouvernement intérimaire ukrainien".

Zéro contact

Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov avait déjà affirmé mardi que les Russes refusent tout contact avec Kiev pour trouver une solution diplomatique à la crise. "Malheureusement pour l'instant la Russie renonce à une solution diplomatique du conflit (...). Les Russes renoncent à tout contact au niveau des ministères des Affaires étrangères et des dirigeants" bien que la communauté internationale "demande à la Russie d'ouvrir des négociations de paix", a déclaré Tourtchinov.

Dans le même temps, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk sera reçu ce mercredi 12 mars à la Maison Blanche par Barack Obama, un signe de soutien aux autorités intérimaires de Kiev au moment où Moscou resserre son étreinte sur la Crimée, à quatre jours d'un référendum sur son adhésion à la Russie.

L'armée ukrainienne n'interviendra pas pour empêcher le rattachement de la Crimée à la Russie
car elle a choisi de protéger sa frontière est, a annoncé mardi le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

Perte de la Crimée inéluctable ?

À lire aussi

Les propos du chef de l'Etat ukrainien semblent confirmer que la perte de cette péninsule ukrainienne séparatiste apparaît de plus en plus inéluctable D'autant qu'à quatre jours du référendum sur l'adhésion de la Crimée à la Russie qu'organisent dimanche ses autorités séparatistes, les contacts entre Washington et Moscou ont tourné ces derniers jours au dialogue de sourds.  "Nous ne pouvons pas nous engager dans une opération militaire en Crimée, ainsi nous dénuderions la frontière est et l'Ukraine ne serait pas protégée, les militaires russes comptent là-dessus", a déclaré Tourtchinov dans une interview. Le référendum est une "farce" décidée dans les "bureaux du Kremlin", a-t-il estimé, et les "militaires russes" vont remplir les "procès-verbaux avec de faux chiffres".

Localisation de la Crimée, composition ethnique, présence militaire et liens avec la Russie
Localisation de la Crimée, composition ethnique, présence militaire et liens avec la Russie
Crédit : AFP


Le Premier ministre Arseni Iatseniouk s'est lui envolé pour Washington où il rencontre mercredi à partir de 14h45 (18h45 GMT) Barack Obama. Dans le Bureau ovale, les deux responsables "parleront de la façon de trouver une solution pacifique à l'intervention militaire russe en Crimée qui respecterait la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", selon la Maison Blanche. "L'intervention militaire de la Russie (en Crimée) en violation du droit international et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine est quelque chose que nous refusons tous", a répété le porte-parole Jay Carney.

L'Ukraine à l'ordre du Conseil de sécurité de l'ONU


Mardi, les deux chambres du Congrès américain ont adopté des textes condamnant l'intervention russe en Ukraine, un geste symbolique mais fort, à la veille de la visite de Arseni Iatseniouk, à Washington. Celui-ci rencontrera aussi des responsables du Fonds monétaire internationale et de la Banque mondiale puis se rendra à New York où la crise ukrainienne sera jeudi à l'ordre du jour au Conseil de sécurité de l'ONU.

Iatseniouk s'adressera au Conseil qui sera également informé de la situation en Ukraine par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman. Cependant, l'adoption d'une position commune au Conseil semble improbable : Moscou y dispose d'un droit de veto.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/