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Corée du Nord : un rescapé des camps accusé de mensonge se justifie

Un rescapé nord-coréen des camps en accusé de mensonge a été défendu par son biographe.

Shin Dong-hyuk, le seule a être né dans un camp nord-coréen et à s'en être sorti.
Shin Dong-hyuk, le seule a être né dans un camp nord-coréen et à s'en être sorti.
Crédit : KAREN BLEIER / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Shin Dong-hyuk, rescapé des camps nord-coréens, avaient publié un récit de ses années d'enfermement au goulgag en Corée du Nord, avant de revenir sur certains passages, se voyant accusé de mensonge. Mais pour son biographe, ces mensonges s'expliquent par le traumatisme qu'il a subi et ne changent rien sur le fond.

Blaine Harden a rédigé un nouveau prologue à son best-seller "Rescapé du camp 14", dans lequel il prévient qu'il aura peut-être à amender encore l'ouvrage mais estime que le fond du récit représente toujours une mise en accusation crédible de la "dépravation" de la Corée du Nord.

"Ce n'est pas de la fiction. C'est du journalisme et de l'Histoire construits autour des souvenirs d'un jeune homme, tels que reflétés au travers d'un prisme faussé par la nécessité de se cacher du traumatisme, de la torture et de la honte", écrit Blaine Harden dans ce texte mis en ligne sur son site internet dimanche.

L'ouvrage avait été publié pour la première fois en 2012 et traduit en 27 langues. Shin Dong-hyuk était devenu l'emblème de la communauté des militants hostiles au régime nord-coréen, prononçant des discours à travers le monde, écrivant des éditoriaux et recevant des prix.

Il avait reconnu que certains passages étaient inexacts

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Il est la seule personne connue à être née dans un camp nord-coréen et à avoir réussi à s'en évader.

Mais Shin Dong-hyuk, 32 ans, avait reconnu le mois dernier que certaines parties de son récit étaient inexactes, en particulier des indications de lieux et de dates. Il a notamment révélé avoir passé le plus clair de son enfance non pas dans le camp 14 mais dans le camp 18, un lieu voisin où la répression était un peu moins féroce.

Il avait toutefois souligné que les tortures et les souffrances subies étaient bien réelles, des déclarations que l'auteur estiment fondées. Blaine Harden souligne que le corps de Shing Dong-hyuk est couvert de cicatrices compatibles avec des actes de torture extrêmes, notant que la mémoire des victimes de traumatisme est souvent perturbée.

Il est le témoin imparfait de la sauvagerie du dernier Etat totalitaire du monde

Blaine Harden

"Elevé par une famille dysfonctionnelle dans une prison secrète, objet de tortures, il a reçu une éducation qui laisse à désirer ; il est le témoin imparfait de la sauvagerie du dernier Etat totalitaire du monde", soutient l'auteur.

La Corée du Nord avait sauté sur l'occasion pour demander à l'ONU d'invalider son rapport sur les droits de l'Homme dans ce pays qui concluait que Pyongyang commettait depuis des décennies des atrocités "sans égal dans le monde contemporain". Ce rapport, fondé sur les témoignages de 300 personnes dont celui de Shin, avait été transmis à l'Assemblée générale de l'ONU qui a demandé au Conseil de sécurité de saisir la Cour pénale internationale (CPI).

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