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Confusion autour du détroit d'Ormuz, tensions sur le nucléaire... Un accord entre les États-Unis et l'Iran est-il vraiment possible ?

Après des semaines de laborieuses négociations, Donald Trump avait évoqué jeudi 11 juin la signature peut-être dès ce week-end d'un "très bon accord" avec l'Iran. Mais les points de désaccords sont encore nombreux.

Donald Trump en Floride, le 1er mai 2026

Crédit : Jim WATSON / AFP

Un accord Etats-Unis/Iran est-il vraiment possible ?

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Sophie Joussellin & Fanny Rocher

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"Ce sont des gens qui n'ont pas d'honneur. Avec eux il est impossible de négocier de bonne foi", a pesté Donald Trump ce vendredi 12 juin, appelant Téhéran à "se ressaisir, et VITE". Le président américain, qui a déjà annoncé par 39 fois un accord imminent selon un décompte de CNN, peine à trouver une issue à cette guerre impopulaire, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. 

Après des semaines de laborieuses négociations, le milliardaire républicain avait évoqué jeudi la signature peut-être dès ce week-end d'un "très bon accord". Mais les point de discordes sont encore nombreux entre la République islamique et les États-Unis.

Désaccords sur Ormuz, le nucléaire, le Liban

Dès jeudi soir, Donald Trump affirmait que cet accord comprenait la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz et l'impossibilité pour l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, ce qu'a confirmé ce vendredi un haut responsable à Washington, expliquant que Téhéran avait accepté de démanteler son programme nucléaire et de détruire ses stocks d'uranium enrichis.

Or, l'agence de presse d'État iranienne a fait état ce vendredi d'un plan en 14 points, très différent de ce qu'a affirmé Donald Trump. Selon l'agence officielle Irna, le protocole d'accord ne prévoit pas que l'Iran renonce au contrôle sur Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, qu'il a imposé au début de la guerre. Et si le texte renvoie la question nucléaire à des négociations ultérieures de 60 jours, Téhéran entend mettre en avant "en vue de leur inclusion dans un accord final", son "droit à enrichir l'uranium" et la conservation sur son territoire de ses stocks d'uranium hautement enrichi.

Autre point d'achoppement majeur, le front libanais. D'après l'agence Mehr, le texte prévoit selon elle la "cessation permanente et immédiate des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban", deux dossiers indissociables selon la République islamique alors que Washington veut les traiter séparément. De quoi provoquer la colère du milliardaire. "Les termes (d'accord) que l'Iran a fait fuiter aux médias menteurs n'ont RIEN à voir avec les termes dont nous sommes convenus par écrit", a réagi le président américain sur son réseau Truth Social. C'est "sans rapport avec la réalité."

Tous les détails seraient communiqués au public en temps voulu

Le ministre iranien des Affaires étrangères

"Voilà ce qu'ils ont accepté", a indiqué un haut responsable américain à l'AFP, énumérant cinq points : "le matériau nucléaire (iranien) sera détruit et enlevé"; "le programme nucléaire sera démantelé"; "leurs fonds ne seront pas libérés avant qu'ils ne remplissent les termes"; "le détroit d'Ormuz sera ouvert"; "pas de financement des groupes terroristes par l'Iran."

Pour calmer le jeu, le ministre iranien des Affaires étrangères a lui assuré qu'un accord entre son pays et les États-Unis n'avait "jamais été aussi proche". "Dans l'attente de sa finalisation, les médias devraient s'abstenir de spéculer sur son contenu", a écrit Abbas Araghchi sur X, ajoutant que "tous les détails seraient communiqués au public en temps voulu". Une information qu'a confirmée le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays assure la médiation entre l'Iran et les États-Unis, en déclarant qu'un accord avait été "atteint". Jeudi soir, Donald Trump affirmait que son vice-président J.D. Vance pourrait signer le texte ce week-end en Europe.

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