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Guerre en Irak : Colin Powell, l'homme derrière les "armes de destruction" massives

ÉCLAIRAGE - L'ancien secrétaire d'Etat sous George W. Bush est décédé lundi à l'âge de 84 ans. Il avait été un fervent avocat de la guerre en Irak.

Le secrétaire d'État américain Colin Powell s'adressant au Conseil de sécurité des Nations Unies le 05 février 2003 à l'ONU à New York.
Le secrétaire d'État américain Colin Powell s'adressant au Conseil de sécurité des Nations Unies le 05 février 2003 à l'ONU à New York.
Crédit : TIMOTHY A. CLARY / AFP
Thomas Pierre

L'ancien secrétaire d'État américain Colin Powell, disparu ce lundi 18 octobre après avoir contracté la Covid-19, restera comme le visage de l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003. Le 5 février de la même année, il assurait devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies que Saddam Hussein développait des "armes de destruction massive". 

"Il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité d'en produire rapidement plus, beaucoup plus", assurait-il à l'époque. Sur place les inspecteurs diligentés par l'ONU ne trouveront cependant aucune trace de ces armes. Et en 2005, un rapport gouvernemental assurera que les renseignements se sont "complètement trompés" à ce sujet, rappelle CNN.

Un "mensonge" d'État, qui justifiera pourtant l'intervention dans le pays à peine six semaines plus tard, et une "tâche" sur sa réputation qu'il dira profondément regretter : "c'est une tâche parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan."

"Mon instinct m'a fait défaut"

Dans ses mémoires publiés en 2012 (It Worked for me), il reviendra une nouvelle fois sur ce discours prononcé à l'ONU, qui avait, selon lui "influencé l'opinion publique" en faveur de la guerre en Irak. "Je suis surtout en colère contre moi-même pour ne pas avoir senti le problème. Mon instinct m'a fait défaut", écrit-il alors. "Ce n'était en aucun cas mon premier échec, mais ce fût l'un de mes échecs les plus importants, celui qui a eu l'impact le plus important." "L'événement constituera un paragraphe important de ma nécrologie", ironisait-il alors. 

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