2 min de lecture Grèce

BCE : la Grèce n'acceptera pas de chantage

Après la décision de la BCE de couper un canal de financement des banques grecques, la Grèce n'entend pas accepter de chantage.

Le Premier ministre Alexis Tsipras le 4 février 2015 à l'Élysée. (archives)
Le Premier ministre Alexis Tsipras le 4 février 2015 à l'Élysée. (archives) Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
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La rédaction numérique de RTL
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Pas prête attaquer, mais prête à se défendre. Alors que la BCE a décidé mercredi de couper un des canaux de financement de ses banques, la Grèce "ne souhaite exercer de chantage sur personne mais n'a pas l'intention d'accepter elle-même un chantage", a indiqué ce jeudi 5 février une source gouvernementale aux médias.

La même source a réaffirmé que "la liquidité des banques grecques est totalement assurée" grâce aux autres canaux de liquidités toujours disponibles, estimant que la décision de la BCE est "une pression" pour arriver à un accord entre la Grèce et ses créanciers sur le sort de la dette grecque.

Le gouvernement mises les négociations en cours

A la Banque de Grèce, de même, on expliquait fermement jeudi matin, à peu près dans les mêmes termes, que "la stabilité du système bancaire grec et la liquidité des banques grecques ne seront pas affectées par la décision de mercredi".

"Le gouvernement est engagé à trouver une solution bénéfique tant pour la Grèce que pour ses partenaires" et continue de miser sur "la poursuite des négociations en cours dans le cadre des règle de l'UE" pour y parvenir, a ajouté la source gouvernementale.

C'est ce que devrait répéter jeudi après-midi le Premier ministre Alexis Tsipras
qui s'adressera aux députés de son groupe parlementaire à 13h30 après un déplacement de plusieurs jours en Europe qui l'a emmené à Chypre, Rome, Paris et Bruxelles pour discuter de l'allègement du fardeau de sa dette sollicité par Athènes et d'un plan de réformes de l'économie du pays sur quatre ans.

La Grèce menacée d'asphyxie financière

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Mais la Grèce est confrontée à court terme à une menace d'asphyxie financière accentuée par la décision de la BCE, mercredi soir, de suspendre un régime de faveur accordé jusqu'ici aux banques grecques, qui leur permettait d'emprunter de l'argent auprès d'elle en apportant en garantie des titres de moins bonne qualité que ce qu'exige habituellement l'institution de Francfort. Les banques grecques pourront toujours cependant bénéficier d'un mécanisme d'urgence, appelé ELA, qui leur permet de recevoir des fonds de la Banque de Grèce en cas de crise de liquidité.

"Le gouvernement grec garantit au peuple grec que la stabilité sociale et économique est assurée", a conclu cette source gouvernementale.

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