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Des logements dévastés à Trishuli par les inondations au Népal le 27 août 2026.
Crédit : Prabin RANABHAT / AFP
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Les opérations de sauvetage continuent au Népal, trois jours après la crue mortelle ayant fait près de 700 morts. Les secours redoublent d'efforts pour localiser quelque 3.000 disparus, souvent en vain, mais aussi pour évacuer les rescapés encore isolés à la frontière entre le Népal et la Chine.
Sur place, notre correspondante RTL Carole Dietrich raconte que seuls les villages les plus en aval de la catastrophe sont accessibles par voie terrestre. Il faut compter trois heures de voiture depuis Katmandou, la capitale, sur les petites routes escarpées de l'Himalaya, où l'on croise désormais énormément de camions de l'armée chargés en matériel de secours et de provisions.
Puis en continuant l'ascension de la vallée où le drame s'est noué, d'un moment à l'autre, la route s'arrête. "Et là, on se retrouve face à un océan de boue et de dévastation. Les maisons ont été ensevelies par la vague. Souvent, le premier étage n'est même plus visible. Des arbres ont été projetés sur les toits des maisons. On comprend vraiment que c'est un véritable tsunami qui s'est abattu ici", décrit ainsi la journaliste.
Si les espoirs de retrouver des survivants s'amenuisent d'heure en heure, les familles des disparus font face à une épreuve effroyable. "Beaucoup défilent dans les hôpitaux, les morgues. Ils y vont plusieurs fois par jour pour vérifier les listes des personnes qui ont été admises.", relate notre correspondante.
D'ailleurs, "certains se sont même installés depuis bientôt quatre jours aux abords des bases militaires, là où atterrissent les hélicoptères en provenance des zones dévastées, et attendent là, dans le seul espoir de voir un visage familier sortir de l'un de ces engins".
Dans ces zones dévastées, le balai des engins dans le ciel est incessant. Du lever du soleil jusqu'au coucher du soleil, les blessés les plus graves, eux, sont emmenés directement dans les hôpitaux de la capitale.
Un véritable travail de fourmi s'opère dans le même temps au sol, avec par exemple des équipes de militaires qui font voler des drones pour savoir s'il est possible de construire un pont suspendu. Objectif : atteindre un village qui restait coupé du monde jusque-là, et tenter d'y trouver des survivants.
Parmi les disparus, quatre Français sont toujours recherchés, avec parmi ces ressortissants Katerina Douzenko, 38 ans, qui a donné signe de vie pour la dernière fois 30 minutes à peine avant le drame, lors d'un coup de fil avec sa mère.
Elle se trouvait alors au niveau du poste frontière de Guirong, complètement détruit par le torrent de boue quelques instants plus tard. Depuis, plus de son, plus d'image de cette franco-ukrainienne partie seule le 8 août pour un trek spirituel dans les montagnes népalaises.
Auprès de RTL, l'une de ses amies décrit une femme joyeuse, engagée dans des associations. Sur une photo publiée par ses proches sur les réseaux sociaux, on la voit sourire en coin, les cheveux blonds et l'allure sportive. Son amie confie d'ailleurs qu'elles se retrouvaient régulièrement sur le cours de tennis pour échanger quelques balles.
Trois autres Français sont portés disparus. Ils participaient à un pèlerinage organisé par l'agence de voyage Trekker Society, spécialisée dans les pèlerinages spirituels au Népal.
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