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Amende de BNP Paribas : un "chantage" sur la vente des Mistral pour Poutine

Selon Vladimir Poutine, les problèmes des banques françaises sont un "chantage" pour pousser Paris à renoncer à livraison des Mistral.

Vladimir Poutine, le 28 avril 2014, à Petrozavodsk. (archives)
Vladimir Poutine, le 28 avril 2014, à Petrozavodsk. (archives) Crédit : ALEXEY DRUZHININ / RIA-NOVOSTI / AFP
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et AFP

Pour Vladimir Poutine, les problèmes rencontrés par les banques françaises outre-Atlantique ont une explication toute trouvée : pousser la France à renoncer à la livraison des Mistral à la Russie. "Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie".

Et le président russe de poursuivre : on lui a fait comprendre que si elle y renonçait "les sanctions sur les banques seraient levées ou réduites". "Comment peut-on qualifier cela autrement que de chantage ?", a-t-il demandé ce mardi 1er juillet dans un discours de politique étrangère. "Ce qu'on fait en ce moment aux banques françaises, cela ne provoque que de l'indignation en Europe et chez nous aussi", a-t-il ajouté.

Des risques pour la Société Générale et le Crédit Agricole

Ce lundi, BNP Paribas a reconnu avoir réalisé des opérations en dollars avec des pays sous embargo économique des États-Unis, Cuba, l'Iran et le Soudan, et accepté de régler une amende record de 8,9 milliards de dollars pour échapper à des poursuites pénales.

Outre BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole risquent également d'être mises à l'amende par les autorités américaines.

La France menacée de sanctions en cas de non livraison

La livraison, prévue à l'automne, de deux navires de guerre de type Mistral, suscite des tensions entre Paris et ses alliés. Le président américain Barack Obama avait encore exprimé début juin son "inquiétude" sur le maintien de tels contrats au moment où la Russie "a violé la loi internationale" en rattachant à son territoire la péninsule ukrainienne de Crimée.

Début juin, Vladimir Poutine avait mis la France en garde contre une annulation du contrat en soulignant que si la France décidait de l'annuler, Moscou exigerait des dédommagements, et que cela pourrait mettre en danger l'ensemble de la coopération militaire entre la France et la Russie. Depuis, la France a assuré qu'elle remplirait le contrat et 400 marins russes sont arrivés lundi Saint-Nazaire, port français où sont fabriqués ces navires pour se familiariser avec leur fonctionnement.

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