2 min de lecture Air Cocaïne

Air Cocaïne : "Mme le juge, pas la peine d’envoyer les gendarmes, vous allez faire pleurer ma famille", dit le pilote

REPLAY / DOCUMENT RTL - Condamné à 20 ans de prison en Républicaine dominicaine pour trafic de cocaïne, Pascal Fauret, l'un des pilotes du Falcon, est l'invité de Marc-Olivier Fogiel à 18h20.

Thomas Sotto L'invité de RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
>
Air Cocaïne : "Mme le juge, pas la peine d'envoyer les gendarmes, vous aller faire pleurer ma famille", dit le pilote Crédit Image : ERIKA SANTELICES / AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

"Je suis usé et fatigué par ces épreuves qui durent depuis deux ans et demi". Tels auront été les mots de Pascal Fauret, l'un des deux pilotes condamnés à vingt ans de prison dans l'affaire Air Cocaïne en République dominicaine. Malgré une interdiction de sortie de territoire, le pilote français et son collègue Bruno Odos, ont été exfiltrés et sont rentrés en France le week-end dernier. "Ça faisait très longtemps que j'y pensais mais je n'avais pas de raison de refuser l'obstacle. Ma solution privilégiée était de partir de République dominicaine la tête haute", explique-t-il au micro de RTL.

Depuis mi-août, Pascal Fauret pense donc à fuir le territoire. "Le 16 août, j'ai dit qu'il fallait y aller. Après, c'est compliqué à monter et ça a pris un peu de temps. Des gens nous ont aidés à tous les échelons, tant en France qu'en République dominicaine. L'État français ne nous a pas aidés, c'était une entreprise privée", avance-t-il sans révéler davantage d'informations sur leur exfiltration "pour la sécurité de ces gens-là".

Quand il s'agit de survie, de liberté, c'est un devoir de fuir

Pascal Fauret
Partager la citation

Invité de RTL, le pilote français a surtout clamé une nouvelle fois son innocence. "Je suis complètement une victime de ce système. Notre affaire s'est envenimée dès le départ et après, la machine infernale s'est mise en route et on a été broyé dedans", relate-t-il rappelant que sur les 50 personnes arrêtées "on retrouve in fine les quatre français qui écopent de 20 ans de prison et le Dominicain, chef présumé du réseau, hérite lui de 8 ans". "Au début j'étais confiant dans la bonne application des conventions internationales aéronautiques, dans le bon sens, dans l'enquête mais il n'y a pas eu d'enquête, regrette-t-il.

Aujourd'hui, Pascal Fauret entend s'expliquer avec la justice française. "J'ai confiance en la justice française et c'est pour ça que je suis rentré", déclare-t-il. Et d'enchaîner : "Quand il s'agit de survie, de liberté, c'est un devoir de fuir". Et si une convocation ou un mandat d'amener pèsent aujourd'hui sur le pilote français, Pascal Fauret garde la tête froide, allant même jusqu'à réclamer un rendez-vous avec la juge. "Le message adressé c'est : 'Vous nous envoyez un rendez-vous, nous nous y rendrons'. Ce n'est pas la peine de nous envoyer les gendarmes à la maison avec les menottes sauf à faire pleurer ma femme et mes enfants", conclut-il.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Air Cocaïne République dominicaine Justice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants