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Afghanistan : une attaque de l'État islamique fait 5 morts, dont 4 membres d'une ONG

Cinq personnes, dont quatre membres de Save the Children, ont été tuées et vingt-six autres blessées mercredi 24 janvier à Jalalabad lors d'une attaque de l'État islamique contre les locaux de l'ONG britannique.

Un combattant afghan à proximité d'un bombardement près de Tora Bora (Afghanistan).
Un combattant afghan à proximité d'un bombardement près de Tora Bora (Afghanistan).
Crédit : ROMEO GACAD / AFP
Marie Demeulenaere & AFP

Cinq personnes, dont quatre membres de l'ONG Save the Children, ont trouvé la mort dans l'attaque du groupe État islamique contre les locaux de l'ONG britannique à Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, mercredi 24 janvier.

"Nous avons appris avec tristesse ce matin (jeudi 25 janvier, ndlr) qu'un autre membre de notre équipe avait été tué hier dans l'attaque de notre bureau à Jalalabad. Il s'agissait d'une jeune homme d'une vingtaine d'années", a annoncé l'ONG dans un communiqué.

Peu auparavant, le porte-parole du gouverneur provincial Attaullah Khogyani avait publié un bilan de cinq morts au total et de 26 blessés. Suite à cette attaque, Save the Children a annoncé "la suspension temporaire" de toutes ses opérations en Afghanistan, qu'elle considère comme un des pays les plus dangereux pour les humanitaires.

La plupart des personnes présentes dans l'enceinte de Save The Children au moment de l'attaque doivent leur salut à la pièce sécurisée (safe room) en sous-sol du bâtiment, où elles ont attendu que les forces de sécurité viennent les chercher à la fin de l'assaut. L'attaque, conduite par six hommes armés selon les autorités locales, a duré plus de sept heures.

"Je me demande encore comment j'ai survécu"

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"Quand l'attaque a commencé, les gardes ont hurlé et tout le monde s'est précipité dans la pièce sécurisée où nous sommes restés près de dix heures. On entendait les explosions, nos téléphones passaient mal mais j'essayais d'envoyer des messages à mes proches pour les tenir au courant. Je n'arrive toujours pas à croire qu'on a survécu", a raconté un employé, Kamran Khan. 

Certains rescapés ont réussi à s'enfuir, sautant par une fenêtre ou escaladant l'enceinte pour gagner un immeuble voisin.

C'est le cas de Mohammad Amin, 22 ans, chargé d'études pour l'ONG et blessé à la tête et à la jambe par des éclats lors de l'attaque : "Je suis monté par une échelle et j'ai réussi à sauter dans une maison voisine de nos bureaux où une ambulance est venue me chercher. Je me demande encore comment j'ai survécu", a confié le jeune homme. 

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