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À Hong Kong, un homme de 19 ans condamné pour des graffitis "séditieux" dans des toilettes

À Hong Kong, un jeune homme de 19 ans a été condamné à 18 mois de mise à l’épreuve pour des graffitis jugés séditieux dans des toilettes publiques.

Une vue générale des immeubles résidentiels à Hong Kong le 8 juillet 2023.

Crédit : MAY JAMES / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Un homme de 19 ans a été condamné, ce mercredi 12 août, à Hong Kong à 18 mois de mise à l'épreuve pour avoir écrit des phrases "séditieuses" sur le mur de toilettes, dont un slogan utilisé lors de manifestations prodémocratie. 

Leung Lai-lok, diagnostiqué d'un trouble du spectre autistique, avait été déclaré coupable le mois dernier d'avoir agi avec une "intention séditieuse" et a reconnu avoir causé des dégâts matériels. Inculpé en vertu de la loi de sécurité nationale en vigueur à Hong Kong, il risquait jusqu'à sept ans de prison. 

Cette loi a été imposée par Pékin en 2020 après les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui avaient secoué l'année précédente le territoire rétrocédé par le Royaume-Uni en 1997. 

18 mois de mise à l'épreuve

M. Leung a reconnu avoir écrit au marqueur sur le mur des toilettes d'un immeuble en 2025, inscrivant notamment "Libérez Hong Kong, révolution de notre temps", un slogan utilisé lors des manifestations prodémocratie de 2019. Il a également écrit des propos vulgaires et "mort à John Lee", chef de l'exécutif à Hong Kong.  

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Leung Lai-lok est apparu la tête baissée et les yeux vers le sol au tribunal mercredi. Il a été condamné à 18 mois de mise à l'épreuve, période au cours de laquelle les autorités contrôleront que son comportement est conforme à la loi, sans définir de peine a priori s'il y contrevient une nouvelle fois. Il doit également payer 1.500 dollars hongkongais (165 euros) de frais de nettoyage. 

Influencé par des contenus en ligne

La juge So Wai-tak a souligné que le jeune homme n'était âgé que de 12 ans au moment des manifestations, estimant qu'il ne comprenait peut-être pas complètement la situation et avait pu être influencé par des contenus en ligne.  

"Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas exprimer vos opinions (...) mais la liberté d'expression est relative", a déclaré le juge. A la date du 1er août, les autorités ont arrêté 415 personnes au total pour divers motifs liés à la sécurité nationale, dont 185 ont été condamnées.  

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