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Éducation : 300 personnes manifestent devant l'Assemblée pour plus de moyens en ZEP

Des professeurs de banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis et Hauts-de-Seine) manifestaient ce mardi devant l'Assemblée nationale pour réclamer plus de moyens en zones d'éducation prioritaires.

Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

"On veut du PEZ pour les ZEP" était l'un des slogans visibles sur les pancartes, ce mardi 4 mars devant l'Assemblée nationale. Professeurs et élèves de collèges de Seine-Saint-Denis, ainsi que des Hauts-de-Seine, ont manifesté pour demander un "vrai" plan de développement pour l'éducation prioritaire.

À l'appel des syndicats CGT, Snes-FSU, SUD et le CNT, 200 professeurs, rejoints par une centaine d'élèves, ont déploré "le manque de moyens" accompagnant la mise en place de la réforme des zones d'éducation prioritaires (ZEP).

Réforme des ZEP

"La réforme a été annoncée à grand renfort de publicité, mais la réalité est tout autre", a fustigé Simon Duteil, du syndicat SUD-Education, professeur au collège Elsa-Triolet à Saint-Denis. "Nous demandons à travailler dans de bonnes conditions, que le seuil d'élèves par classe soit respecté et arrête d'augmenter. Nous demandons aussi la titularisation des emplois précaires."

Nous demandons à travailler dans de bonnes conditions.

Simon Duteil, professeur au collège Elsa-Triolet
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La réforme prévoit la création d'établissements REP+ (Réseaux d'éducation prioritaire). Sortes de ZEP améliorées, ces collèges et lycées doivent recevoir davantage de moyens, comme des décharges horaires pour les enseignants et des indemnités revalorisées, mais les syndicats déplorent l'opacité dans le choix de ces établissements et la "baisse" des moyens pour ceux qui restent classés en ZEP.

La contestation s'essouffle

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"Malgré nos établissements classés ZEP, nous n'avons aucun établissement retenu en REP+ pour la rentrée prochaine. C'est incompréhensible", a déploré Marie-Pierre Carlotti, secrétaire FSU des Hauts-de-Seine.

Plus d'un millier de professeurs et lycéens de banlieue parisienne avaient déjà défilé le 14 février devant le ministère de l’Éducation nationale pour protester contre la baisse de moyens. Depuis, les établissements ZEP des Hauts-de-Seine ont obtenu un rééquilibrage de leurs dotations heures (heures d'enseignement), provoquant "un affaiblissement" du mouvement.

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