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Prix élevés, choix limité, manque d'information... Pourquoi le retour de la consigne du verre peine à décoller

Un an après son lancement dans quatre régions, l'expérimentation de la consigne du verre peine à convaincre. Offre limitée, prix plus élevés et faible mobilisation des distributeurs freinent le développement du réemploi des emballages.

Des bouteilles sortent de la chaîne de fabrication de l'usine de Saverglass, le 24 septembre 2008 à Arques.

Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le journal RTL de 7h du 13 juin 2026

00:11:27

Virginie Garin - édité par Corentin Alloune

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Cela devait être une révolution. Le retour de la consigne du verre ressemble pourtant, pour l'instant, à un échec. Lancée en juin 2025, cette expérimentation à grande échelle concerne quatre régions : la Bretagne, les Hauts-de-France, la Normandie et les Pays de la Loire. Mais seul un tiers des magasins participants proposent le dispositif. L'objectif est de rapporter bouteilles et bocaux afin qu'ils soient lavés puis réemployés. Plusieurs facteurs expliquent les difficultés de ce dispositif.

Le consommateur devait avoir davantage de choix. Plus de 200 produits devaient être proposés dans des contenants en verre consignés et réutilisables comme les pâtes à tartiner, les petits pois, les confitures ou encore les boissons. Dans chacun des magasins qu'elle a visité, Zéro Waste France, association de préservation de l'environnement, en a trouvé en moyenne une dizaine. 

Les produits concernés étaient uniquement des bouteilles de vin, de bière, d'eau ou de jus de fruits, vendus à des prix dissuasifs très chers. "On a par exemple un jus d'orange qui était à 1,99 euro et qui est finalement en produit consigné à 2,49 euros. Donc c'est 25% plus cher", explique Marine Bonavista, chargée de plaidoyer au sein de l'association.

Dans les magasins, il y avait, selon elle, très peu d'informations pour le consommateur. "Les citoyens et citoyennes sont à 92% en faveur du développement de la consigne. Et malheureusement, aujourd'hui, les marques, les distributeurs ne jouent pas le jeu, ne sont pas au rendez-vous", détaille-t-elle. 

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Zéro Waste France demande au gouvernement de leur mettre la pression parce que, pour réduire la place du plastique, la loi prévoit 10% d'emballages réemployés en 2027. Or, pour l'instant, en France, on en est péniblement à 1%.

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