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Privatisations des aéroports : le bon filon pour renflouer les caisses de l'État

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - L'État français pourrait bien privatiser ses parts dans les gros aéroports de province, et encaisser quelques milliards.

L'aéroport de Toulouse-Blagnac a été en partie vendu à des Chinois
L'aéroport de Toulouse-Blagnac a été en partie vendu à des Chinois
Crédit : REMY GABALDA / AFP
Privatisations aéroports
02:03
Bénédicte Tassart & La rédaction numérique de RTL

Les aéroports de Nice et de Lyon sont sur le point d'être privatisés, et les opposants à ces projets protestent contre un gouvernement qui veut vendre ses bijoux de famille. Des ventes dont la cause est simple : le besoin d'argent, surtout s'il faut renflouer EDF et sauver Areva, il va falloir du liquide. Le processus a été rendu possible par la loi Macron pour la croissance. Alors d'abord, l'État ne vend pas ses parts dans Aéroports de Paris, l'État reste propriétaire à hauteur d'un peu plus de 50% du capital. Pas touche à Aéroports de Paris. Mais Toulouse a été privatisé et maintenant, c'est au tour de Nice et de Lyon. 

Néanmoins remarquez bien que quand on dit privatisation des aéroports de province, l'État vend seulement ses parts dans la société d'exploitation, mais reste propriétaire des infrastructures, des pistes et des locaux. Et puis les actions restantes appartiennent aux collectivités locales et aux chambres de commerce, ces dernières ont toujours une minorité de blocage donc vous le voyez, l'État ne se désengage pas trop.

Plusieurs milliards en jeu

Et un aéroport, ça rapporte. Toulouse, vendue en partie aux Chinois a rapporté 308 millions d'euros et ce n'est rien comparé aux 2 à 3 milliards d'euros attendus des aéroports de Nice et de Lyon. Nice, deuxième aéroport français, à l'abri de la concurrence du TGV donc hyper rentable pour un moment, et Lyon, 3e de la liste avec un peu moins de 9 millions de passagers. Et les prétendants sont très nombreux, à tel point que les compagnies aériennes voudraient bien avoir voix au chapitre, car elles craignent que les nouveaux propriétaires n'augmentent les redevances pour se faire un maximum d'argent. Et des redevances revalorisées, ça aura des conséquences forcément sur le prix du billet d'avion.

Alors parmi les candidats, il y a des fonds d'investissements, des entreprises qui gèrent déjà des aéroports comme Vinci, la Caisse des dépôts, l'aéroport de Genève pour celui de Lyon, l'aéroport de Singapour qui veut s'offrir Nice et même Aéroports de Paris, mais attention aux conflits d'intérêt, la selection sera serrée. Les appels d'offre sont lancés et les candidats retenus seront annoncés cet été

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