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Numericable-SFR, Airbus, Comasud : Bercy épingle les mauvais payeurs

Cinq entreprises françaises ont écopé d'une amende pour des retards de paiements envers leurs fournisseurs.

Patrick Drahi, président-fondateur du groupe Altice, principal actionnaire de Numericable-SFR, le 17 mars 2014
Patrick Drahi, président-fondateur du groupe Altice, principal actionnaire de Numericable-SFR, le 17 mars 2014
Crédit : AFP/E.Piermont
Eléanor Douet & AFP

Numericable-SFR, Paul Predault, Airbus Helicopters et Comasud : ces cinq entreprises françaises ont été épinglées par le ministère de l'Économie, pour des retards de paiement envers leurs fournisseurs. L'information a été publiée vendredi 20 novembre sur le site de la Direction générale de la concurrence, de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), organe chargé de faire respecter les règles sur les délais de paiement. 

Dans les faits, les entreprises doivent payer leurs fournisseurs 60 jours après la date de facturation, mais les mauvais payeurs s'octroient quelques largesses avec la loi. Ainsi, la DGCCRF a infligé une amende de 375.000 euros à l'encontre de l'opérateur Numericable et une amende du même montant pour son partenaireSFR, "pour des retards significatifs et répétés dans le paiement des factures de ses fournisseurs". Les deux entreprises appartiennent au groupe Altice, dirigé par Patrick Drahi et régulièrement pointé du doigt pour ses retards de paiement. 

Ces retards ont un impact négatif sur leur trésorerie, voire, pour les plus fragiles d'entre elles, sur leur existence.

La DGCCRF

Airbus Helicopters, filiale du groupe Airbus, a également écopé d'une amende de 375.000 euros, pour "des retards dans le paiement des factures de ses fournisseurs". L'entreprise a "décidé immédiatement de saisir le tribunal administratif pour contester fermement cette décision". Enfin, la société de charcuterie Paul Predault a été condamnée à une amende de 100.000 euros et la société de matériaux de construction Comasud à une amende de 87.900 euros. 

La DGCCRF estime que ces retards "sont gravement préjudiciables à la rentabilité des entreprises créancières  parce qu'ils leur imposent d'obtenir des financements de court terme auprès de leur banque", et d'ajouter que "ces retards ont un impact négatif sur leur trésorerie, sur leur compétitivité, voire, pour les plus fragiles d'entre elles, sur leur existence". 

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