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"Les superprofits n'existent pas" : le face-à-face entre François Lenglet et Éric Coquerel sur la taxation des profits de TotalEnergies

Faut-il taxer les superprofits de TotalEnergies liés à la guerre au Moyen-Orient ? À un mois de l'audition de Patrick Pouyanné, PDG du groupe TotalEnergies, à l'Assemblée François Lenglet et Éric Coquerel débattent à l'antenne de RTL.

François Lenglet face à Éric Coquerel dans le studio de RTL le 13 mai 2026

Crédit : RTL

Industries pétrolières : faut-il taxer les superprofits ?

00:38:06

Industries pétrolières : faut-il taxer les superprofits ?

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Marie-Pierre Haddad

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À un mois de l'audition de Patrick Pouyanné, PDG du groupe TotalEnergies, devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, la question des superprofits enflamme les débats. 

Au premier trimestre, le poids lourd de l'industrie pétrolière a enregistré un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars, soit 4,96 milliards d’euros. Face au tollé suscité par ces chiffres records, l'entreprise s'est engagée à plafonner le prix des carburants à la pompe. 

Face à Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, François Lenglet a estimé au micro de RTL que "les superprofits n'existent pas". 

"Une bonne nouvelle pour la France", selon Lenglet

Selon l'éditorialiste économique, "il existe des profits qui peuvent être plus ou moins élevés en fonction de la conjoncture, des événements internationaux". "Dans la vie, il y a des circonstances normales, et puis il y a des circonstances exceptionnelles qui peuvent être bonnes ou mauvaises. Les entreprises sont comme n'importe quel acteur économique, analyse-t-il. De temps en temps, elles profitent d'une bonne conjoncture". 

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François Lenglet explique qu'il s'agit notamment du cas de Total qui "profite d'un prix du baril de pétrole qui a progressé". "Comme il est présent sur toutes la chaîne, en tant que distributeur, raffineur et producteur, il profite de l'écart entre les coûts de production et les cours de vente qui eux ont changé', a-t-il expliqué à l'antenne de RTL. 

Concernant une éventuelle taxation de ces profits, comme le demande la France insoumise, François Lenglet reconnaît qu'il s'agit d'une bonne nouvelle pour Total et ses actionnaires, "mais c'est aussi une bonne nouvelle pour la France", renchérit-il. "C'est quand même un levier de souveraineté important, notamment pour l'approvisionnement en or noir dont on a encore besoin et pour préparer la transition énergétique", défend-il. 

"Les Français vont payer cette crise économique", pour Coquerel

En réponse, Éric Coquerel a souligné dans le studio de RTL que "les profits faits en temps de crise" existent. "Total a fait des bénéfices sur la hausse du prix des carburants à la pompe", a-t-il ajouté. Selon le député insoumis, "au bout de la chaîne tout le monde paye".

"Les Français de manière générale vont payer cette crise économique, l'État paye aussi et les seuls qui n'auraient pas à cotiser, sont ceux qui font des bénéfices en temps de crise. Il y a quand même un problème", lance-t-il à François Lenglet. C'est pourquoi la France insoumise propose "un blocage des prix au niveau des raffineurs producteurs, c'est-à-dire au niveau de TotalEnergies".

Le président de la commission des Finances de l'Assemblée a ajouté ne pas vouloir taxer Total "mais de bloquer leurs marges au niveau des raffineurs pour que le prix des carburants redescendent". "Ce que les gens sont obligés de dépenser sur le carburant, ils ne le dépensent pas ailleurs. Donc c'est toute la chaîne de l'économie qui subit des problèmes", a-t-il alerté. "À un moment donné, il faut trouver qui paye", a lancé Éric Coquerel

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