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La baisse du prix du pétrole est un bon signe pour la relance économique

REPLAY / ÉDITO - Le prix du baril de pétrole est passé sous la barre des 80 dollars. Pour les économistes, cette baisse est une bonne nouvelle, car elle devrait permettre de doper la relance économique des pays importateurs.

Bénédicte Tassart
Bénédicte Tassart
Le baril de pétrole sous les 80 euros, une bonne nouvelle ?
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La baisse du prix du pétrole est un bon signe pour la relance économique
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Bénédicte Tassart

Le pétrole s'est installé en milieu de semaine à Londres sous les 80 dollars. Un bon ou un mauvais signe ? C'est, en tout cas, bon pour la relance économique. Jeudi 13 novembre, le FMI se félicitait de ce pétrole au plus bas depuis quatre ans. En juin dernier, le baril était à plus de 115 dollars. Il perdu brutalement près de 30% de sa valeur. Un pétrole moins cher, ça peut doper la croissance des pays importateurs, ceux qui achètent du pétrole à l'étranger comme la France. C'est bon pour nous. 

Comment expliquer cette tendance ? C'est l’éternelle règle de l'offre et de la demande. On sait que la reprise, c'est fichu pour 2015. La Chine et l'Europe n'achèteront pas tant de pétrole que ça, car leurs entreprises vont toujours fonctionner au ralenti. La demande est donc faiblarde.

De l'autre côté, il y a une offre surabondante. Les États-Unis, forts de leur technologie en gaz de schiste, sont en train d'extraire de leurs terres du Dakota du Nord et du Texas des millions de barils (9 millions par jour). Jamais le pays n'en a produit autant.

Maintenir des prix bas, ça fragilise la Russie et les États-Unis

Bénédicte Tassart

Cette baisse du prix du baril peut durer. Le pétrole est surtout une arme politique. Pour faire remonter les cours, il suffirait que les autres pays producteurs - ceux de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole - réduisent leur production. D'habitude, c'est ce qu'ils font. Mais l'Opep - et l'Arabie Saoudite en tête - ne semble pas du tout pressée et joue à un jeu de billards à trois bandes. 

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Maintenir des prix bas, ça fragilise d'abord la Russie, qui vit de son pétrole. Un pétrole russe vendu à moins de 80 dollars, et c'est toute l'économie russe qui court vers la ruine. Le pétrole est donc bien un moyen de répression contre Moscou, coupable du conflit ukrainien.

Punis aussi les États-Unis, qui commencent à énerver sérieusement les pays du Golfe avec leur pétrole de schiste. L'Opep peut tenir longtemps avec un baril en dessous de 80 dollars. Les États-Unis et la Russie, c'est moins sûr.

Les repères du jour

General Electric implante son siège mondial pour les énergies marines renouvelables près de Nantes. C'est ce qu'on apprend dans Presse Océan. L'Américain tient donc une promesse faite lors du rachat du pôle énergie d'Alstom.


- Duracell dans l'escarcelle du milliardaire américain Warren Buffet. L'investisseur de 84 ans croit en l'avenir de la pile alcaline, qu'il rachète à son compatriote de Procter et Gamble.

La note du jour

8 sur 20 aux journalistes économiques. 58% des Français estiment que l'information économique n'est pas toujours compréhensible, selon un sondage TNS Sofres pour la Banque de France. Dans cette enquête, on apprend aussi que près des deux-tiers des Français surestiment la hausse les prix qu'ils fixent à 1% pour les douze derniers mois. L'inflation n'a été que de 0,5%.

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