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Carburant - pompe à essence. (Illustration)
Crédit : Valentine CHAPUIS / AFP
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Ils adaptent leur plan. Avec la guerre au Moyen-Orient, qui a plongé l'économie mondiale dans une incertitude, les Français sont contraints de faire des sacrifices. En cette période de vacances scolaires, les prix à la pompe préoccupent jusqu'à obliger les vacanciers à faire des choix.
C'est le cas d'une famille des Bouches-du-Rhône, partie dans un camping de Martigues, non loin de chez eux, pour les congés de Pâques. Avec la guerre en Iran, leur budget a diminué de moitié. "Je préfère marcher à pied que de dépenser de l'argent pour du gazole", explique le père, Saad, au micro de RTL, ayant troqué sa voiture pour une balade de 2 heures, sous le soleil, pour faire les courses. "C'est extrême, mais on n'a pas le choix. À 2,40 euros le litre de gazole, il faut tout calculer."
Pour les courses, la petite famille va se contenter du "strict minimum" : "pâtes, fromage râpé et ketchup." Pas question de s'offrir une virée au restaurant. Toute la semaine, ce sera du fait maison sur la terrasse du camping. Côté activités, la plage sera l'élément central de leurs vacances. "Avant, on faisait plus d'activités que maintenant, parce que ça coûte cher le trajet", dit son fils, Jaïr. "S'il y avait plus de budget, on pourrait aller dans d'autres coins", regrette son père.
"On essaie de rouler un peu moins et de sortir un peu moins", confie un vacancier en camping-car en Auvergne, dans un reportage de Franceinfo. "On a pris la décision de rester dans un périmètre qui nous permettait de rentrer avec un plein de carburant", renchérit un retraité.
Si certains ont adapté leur plan de route, d'autres ont dû les annuler. Dans Les Auditeurs ont la parole sur RTL, Dominique explique "limiter certaines dépenses", comme partir un week-end au printemps. "On n'est pas allé voir nos enfants pour Pâques", dit également Alain. "On fait attention à nos vacances", confirme Nicolas, un autre auditeur.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV, diffusé le 15 avril, 37% des personnes interrogées ont abandonné l'idée de "partir en vacances ou en week-end" à cause de la hausse des prix du carburant. Ils sont aussi 59% à déclarer utiliser moins la voiture en raison des conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
"Le renoncement aux trajets lié à la hausse du prix de l'essence touche plus fortement les automobilistes des petites et moyennes agglomérations et ceux issus des catégories populaires", observent les auteurs de ce sondage.
Une étude de Particulier à particulier (PAP) révèle par ailleurs que les "réservations de vacances de printemps enregistrent un recul de 1,8% en 2026", contre une hausse de 4,4% l'année précédente. "Un léger repli qui ne traduit pas un désengagement des Français pour les vacances, mais plutôt une série d'arbitrages très concrets", est-il noté.
La hausse du prix de l'essence pèse directement dans ces arbitrages. Toutefois, avec la configuration du mois de mai - et ses jours fériés - beaucoup privilégient des courts séjours plutôt que des vacances.
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