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Engie : qui est Isabelle Kocher, la première patronne française du CAC 40 ?

REPLAY - PORTRAIT - Nommée directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher est l'une des patronnes les plus courtisées de France.

Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, à La Défense le 24 avril 2015
Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, à La Défense le 24 avril 2015
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
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Julien Absalon
Julien Absalon

Pour la première fois, une Française prend la tête d'un groupe du CAC 40. À 49 ans, mardi 3 mai, Isabelle Kocher devient la directrice générale d'Engie. En succédant à l'actuel PDG Gérard Mestrallet, qui conserve toutefois une fonction de président non exécutif, celle qui était jusqu'à présent la directrice financière du groupe prend en main la direction opérationnelle. L'événement est rare car elle devient seulement la deuxième femme à diriger l'une des sociétés cotées à la bourse de Paris. Seule l'Américaine Patricia Russo, chez Alcatel-Lucent en 2006, avait obtenu une telle nomination.
Avec cette réorganisation, Engie fait le choix de promouvoir l'un de ses éléments les plus fidèles. Entrée en 2002 dans le groupe ex-GDF Suez, Isabelle Kocher a su gravir les échelons en peu de temps. Intronisée en 2007 directrice générale de la Lyonnaise des eaux, filiale de Suez, elle est ensuite devenue directrice financière de la maison mère en 2011 avant d'être nommée directrice générale déléguée en charge des opérations en octobre 2014. Très portée sur la transition énergétique, c'est elle qui oeuvre pour le rachat de Solairedirect, le spécialiste français dans l'énergie solaire. "Dans quelques années, nous porterons des vêtements qui fabriqueront de l'énergie", dit-elle d'ailleurs dans les colonnes de La Croix.

Elle a dit non à Areva

"Discrète", selon Le Monde, Isabelle Kocher a également su s'imposer en tant que patronne avant l'heure chez Engie, en mettant au point le plan de transformation adopté en février dernier visant à remettre sur pieds le groupe qui a cumulé 4,6 milliards d'euros de perte nette en 2015. "En la sélectionnant, on ne s'est pas trompé. (...) On a décidé, il y a deux ans, de transformer le groupe, mais il fallait que cela soit fait à la main du futur patron. Elle a donc été désignée avant l'heure", confirme, dans LibérationGérard Mestrallet qui serait pourtant en froid, selon Les Échos, avec la nouvelle dirigeante.

La réussite d'Isabelle Kocher, formée à l'École normale supérieure, agrégée de physique et ingénieure du Corps des mines, n'a pas attendu ces deux dernières années pour être reconnue au plus haut sommet de l'État, où elle est d’ailleurs passée en tant que conseillère industrie dans le cabinet de Lionel Jospin à Matignon (1999-2002). En 2011, son nom figure parmi les potentiels remplaçants d'Anne Lauvergeon à la présidence d'Areva. Elle passe même une audition, mais s'offre le luxe de refuser le poste. Idem lorsque Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Élysée qui était à l'époque le directeur de la Caisse des dépôts, lui propose la Banque publique d'investissement (BPI). Une loyauté qui paye.

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