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Déflation : le risque "n'est pas exclu mais limité" selon la BCE

Pour le président de la BCE, Mario Draghi, le risque de déflation en Europe "n'est pas exclu mais il est limité".

Le président de la BCE, Mario Draghi, n'écarte pas le risque que de la déflation s'installe dans la zone euro (Archives).
Le président de la BCE, Mario Draghi, n'écarte pas le risque que de la déflation s'installe dans la zone euro (Archives).
Crédit : AFP / DANIEL ROLAND
La rédaction numérique de RTL & AFP

"Le risque (d'une déflation) n'est pas exclu mais il est limité", a assuré Mario Draghi dans une interview au quotidien économique allemand Handelsblatt, ce vendredi 2 janvier. Selon l'Italien, la BCE se prépare à cette éventualité. Il juge cependant que le risque de voir son institution ne pas parvenir "à remplir (son) mandat concernant la stabilité des prix est plus élevé qu'il y a six mois".

"Nous sommes en train de nous préparer techniquement pour modifier début 2015 l'ampleur, le rythme et le caractère des moyens à mettre en place s'il devenait nécessaire de réagir à une trop longue période d'inflation trop faible", a-t-il expliqué, ajoutant: "il y a là-dessus une unanimité au sein du directoire". L'inflation pointait à 0,3% seulement en novembre et devrait passer rapidement en territoire négatif, avec la chute des cours du pétrole.

Je me lamente du trop plein de burocratie et d'impôts.

Mario Draghi, président de la BCE

Concernant la situation économique de l'Europe, Mario Draghi préfère parler "plutôt d'une longue période de faiblesse que d'une crise" et se dit "prudemment optimiste" quant à l'année à venir. "Je pense que la combinaison de notre politique monétaire et des réformes d'État va ramener beaucoup de la confiance perdue", affirme-t-il, estimant que "l'économie dans tous les pays de la zone euro va connaître la croissance" l'an prochain.

Mario Draghi appelle les pays européens à accentuer leurs efforts de réformes structurelles et à travailler à diminuer la pression fiscale. "Je me lamente du trop plein de burocratie et d'impôts. Nous avons en Europe l'une des charges d'imposition les plus élevées au monde, c'est un lourd handicap compétitif", relève-t-il notamment.

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"Les réformes structurelles importantes - flexibilité du marché du travail, moins de burocratie, des impôts plus faibles - avancent trop lentement", juge Mario Draghi qui affirme que "tous" les pays de la zone euro sont concernés, y compris l'Allemagne, même s'il salue "l'annonce du gouvernement d'investissements supplémentaires dans les infrastructures".

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