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Budget 2015 : l'UE veut des précisions

Le président de la République a confirmé que la France avait bien reçu une lettre de Bruxelles concernant le budget 2015.

François Hollande lors de sa conférence de presse après le sommet de l'ONU le 24 septembre 2014 à New York.
François Hollande lors de sa conférence de presse après le sommet de l'ONU le 24 septembre 2014 à New York.
Crédit : ANDREW BURTON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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La rédaction numérique de RTL
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La France a bien reçu une lettre de la Commission européenne lui demandant des précisions sur son budget 2015,et elle y répondra "à la fin de la semaine", a affirmé vendredi 24 octobre le président François Hollande.

"C'est une lettre très banale", conforme "à la procédure" et "qui n'a pas de grande signification au-delà de demander un certain nombre d'informations et de précisions", a déclaré Hollande lors d'une conférence de presse au sommet de Bruxelles. "Il faudra donner notre réponse à la fin de la semaine, ce que nous ferons", a-t-il ajouté en précisant que "le dialogue se poursuit dans de très bonnes conditions" avec Bruxelles.

Rappelant que la France entendait respecter ses "engagements européens mais avec le maximum de flexibilité", il a aussi indiqué qu'elle n'irait pas au-delà des 21 milliards d'euros d'économies prévus dans son budget 2015. "Les économies, nous les avons présentées" et elles s'élèvent à "21 milliards d'euros en 2015", a insisté le président français. "On peut voir comment on peut mieux mobiliser certaines ressources, mieux calculer certaines dépenses, mais il n'y aura pas de modifications sur ce point", a assuré Hollande.

La croissance, l'objectif prioritaire

Outre la France, quatre autres pays de la zone euro ont reçu des courriers de Bruxelles: l'Italie, l'Autriche, la Slovénie et Malte. Seule l'Italie a rendu le document public.

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A son arrivée à Bruxelles, Hollande avait réaffirmé que la croissance restait l'objectif "prioritaire" de la France. "Rien ne nous fera dévier de cet objectif. Cela vaut pour l'interprétation de notre propre budget, qui respectera les règles avec un maximum de flexibilité, mais aussi pour l'objectif de croissance", a-t-il dit.

Le cas de la France est particulièrement sensible. Son projet de budget prévoit en effet un déficit à 4,3% du PIB en 2015, loin des 3% auxquels Paris s'était engagé. Même en termes structurels (sans les effets de la conjoncture), le compte n'y est pas, avec un effort structurel de seulement 0,2%.

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