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Bras de fer entre patronat et syndicats pour l'avenir des retraites complémentaires

REPLAY / ÉDITO - L’avenir des retraites complémentaires sera mardi l’objet de grosses négociations entre patronat et syndicats.

Bras de fer entre patronat et syndicats pour l'avenir des retraites complémentaires
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Bras de fer entre patronat et syndicats pour l'avenir des retraites complémentaires
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Les flammes sont à tous les étages concernant les retraites complémentaires. Si rien n’est entrepris très vite, les caisses de l’Agir qui concernent les cadres et celles de l’Arrco pour l’ensemble des salariés seront à sec l'une en 2018, l'autre en 2023. Quand on sait que toute décision dans ce domaine met plusieurs années avant de prendre son plein effet on comprend que les partenaires sociaux soient sous tension. Et que le gouvernement en alerte rouge.

Ce sujet concerne 18 millions de cotisants, 12 millions de retraités et l'ensemble des entreprises. La France entière à l'exception de l'administration. Par ailleurs, ces 2 régimes complémentaires assurent entre 30 et 60 % du montant total d’une pension et même jusqu’à 75 % pour les cadres supérieurs.

Des pistes pour les négociations

Les dispositions prises il y a 2 ans pour enrayer le naufrage n’ont eu qu’un impact mineur. Leur seul effet réellement mesurable aura été la baisse des pensions des retraités du secteur privé. Il s’agit maintenant de trouver, selon la Cour des Comptes, plus de 5 milliards d’ici 3 ans. C’est le prix à payer pour mettre les deux régimes à l’abri d’une faillite pure et simple, c’est-à-dire l’incapacité de verser les pensions dues à plus de 30 % de la population adulte du pays.

Il y a des pistes sur la table des négociations et on peut parler de purge violente. Pour les retraités, c’est la menace d’une réduction du taux des pensions de réversion et surtout d’un gel et d’une sous indexation des points retraites. Concrètement une baisse lente et continue du PA.

Manuel Valls met la pression

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Pour les actifs, c’est le recul à 64 ou 65 ans de l’âge légal pour l’ouverture des droits, à 67 ou 69 ans pour le taux plein. Le passage à 67 ans de la suppression de toute décote et la fin des abattements. Pour les entreprises, comme pour les salariés, une hausse des cotisations donc un salaire net amputé et des marges tronquées.

Manuel Valls met la pression. Il veut une nouvelle gouvernance de la Sécurité Sociale et une rationalisation du recouvrement de toutes les cotisations. C’est nécessaire mais pas suffisant. Pour tenir l’objectif qui est de reporter à 2030 le rendez-vous avec le bourreau, Il faudra tailler dans le vif et au plus large pour colmater immédiatement les plus grosses brèches. Au fond on va faire du punitif mais rien ne sera résolu. Il faut simplement espérer d’ici là une hausse de la population effectivement au travail dans notre pays.

Le repère du jour

Les Atelières, la coopérative composées d'ex-Lejaby symbole du "made in France" pour la lingerie féminine sont est en cessation de paiement.

La note du jour

15/20 aux députés de l'Alberta. Les élus de la riche province pétrolière du Canada vont voter une baisse de leurs indemnités de 5 %. Leurs avantages suivent la baisse des prix du pétrole.

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